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« Planche à voile ou kite surf ? », s’interroge-t-on depuis la plage à la vue de l’étrange attirail qui plane au-dessus de l’eau. Ni l’un ni l’autre : les initiés l’appellent « la wing ». Composé d’une voile gonflable tenue dans les mains et d’une planche à foil – une sorte d’aileron immergé accroché à la planche -, le wingfoil permet de naviguer plusieurs décimètres au-dessus de l’eau. Après avoir fait ses premières apparitions en 2019 sur le littoral français, il a conquis le coeur de nombreux pratiquants, y compris des professionnels.
Là où la planche à voile et le kite ont respectivement mis 20 et 10 ans à devenir des incontournables de la voile légère, le wingfoil s’est positionné en trois ans comme « un sport nautique comme un autre », assure François Bouvis de la Fédération française de voile, qui reconnaît que ce développement « est allé plus vite » qu’anticipé. A tel point que la fédération commence tout juste à recenser les licenciés qui naviguent sur ce support, alors qu’elle compte déjà plus de 1.500 formateurs au wingfoil, contre 20 en 2020.
« La partie visible d’une révolution »
Si le concept de la wing – une planche tractée par une voile sans mât ni lignes de cerf-volant – n’est pas nouveau, le développement de l’hydrofoil l’a rendue plus performante et attractive, en la faisant décoller. L’aileron accroché sous la planche, que François Bouvis compare à « un avion » a d’abord été conçu en Inox, et installé sous des planches tractées par des bateaux.
A force d’essais, ce métal très lourd a été remplacé au début des années 2000 par du carbone ou de la fibre de verre, puis testé sur des kites surf, des planches à voile, voire des bateaux. « La wing, c’est la partie visible de la révolution en cours dans tout le secteur nautique sous l’impulsion de l’hydrofoil », résume Nicolas Caillou, créateur de la marque Zeeko Kites.
Jusqu’à convaincre plusieurs entreprises de lancer leur production, comme Zeeko, ou encore F-One et Gong. Des marques « qui font partie des pionnières de la wing, y compris à l’international », souligne François Bouvis.
« On doit être une dizaine d’entreprises sur ce secteur en France, avec tout un réseau économique qui se structure derrière, en comptant avec les magasins de vente et les écoles », estime Nicolas Caillou. Chez Zeeko, les ventes de wingfoil représentent aujourd’hui 50 % du chiffre d’affaires.
Un championnat du monde
Au-delà de l’attractivité d’une pratique à la fois sur les flots et dans les airs, le succès de la wing s’explique aussi par son accessibilité. Facile à transporter dans une voiture et rapide à installer avant de partir sur l’eau, elle est aussi « le support volant le plus accessible en termes de technique et de budget ».
Côté compétition, la fédération est « déjà bien structurée », avec un championnat du monde, quatre disciplines en wing foil reconnues depuis 2021, et des membres de l’équipe de France « déjà tous professionnels », se réjouit François Bouvis. Si un premier championnat de France est prévu en 2024, la FFV a aussi les yeux tournés vers une possible arrivée du wing foil aux Jeux olympiques de 2032.
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