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Publié le 6 oct. 2023 à 5:53Mis à jour le 6 oct. 2023 à 5:54
La politique migratoire de la Maison Blanche oscille entre embarras et détermination. L’administration Biden vient d’acter la construction d’un nouveau bout de mur à la frontière avec le Mexique, dans une décision du ministère des Affaires intérieures (DHS) jusque-là passée inaperçue. La construction d’un mur pour limiter l’immigration illégale avait été l’un des marqueurs du mandat de Donald Trump , vigoureusement condamné depuis par les démocrates.
L’administration Biden assure qu’elle est contrainte de construire cette nouvelle portion, la date limite d’utilisation des fonds autorisés à l’époque par le Congrès approchant, et leur réorientation n’ayant pas été autorisée par les parlementaires. « Le Congrès nous oblige à faire ceci aux termes d’une loi de 2019 », a justifié un porte-parole de la Maison Blanche sur le réseau social X (ex-Twitter).
Les républicains ne s’en donnent pas moins à coeur joie pour rappeler les engagements de campagne de Joe Biden, lorsqu’il assurait qu’il n’y aurait pas un mètre de plus de construit pendant son mandat. « Joe Biden s’excusera-t-il auprès de moi et de l’Amérique pour avoir mis si longtemps à bouger ? », a aussi lancé Donald Trump sur son réseau Truth social. « J’avais raison quand j’ai construit 900 kilomètres […] d’un mur frontalier tout beau, tout neuf », a-t-il appuyé. Le mouvement a été en revanche qualifié de « pas en arrière » par le président du Mexique, Andres Manuel Lopez Obrador.
« Conséquences directes »
Jeudi, l’administration Biden a annoncé en parallèle la reprise des vols pour expulser des Vénézuéliens arrivés de manière illégale aux Etats-Unis. « Il y a des conséquences directes » à ne pas « avoir de base légale » au séjour, a justifié un haut représentant de l’administration.
Cette décision est le dernier volet d’une politique lancée il y a tout juste un an. Pour limiter les arrivées en masse à la frontière, Washington avait mis en place une voie légale d’arrivées pour les Vénézuéliens, avec un quota de places et une inscription préalable, en contrepartie de l’engagement à ne pas se présenter à la frontière.
Une perspective qui avait, dans un premier temps, limité drastiquement le nombre d’arrivées au sud du pays. Elle avait d’ailleurs été étendue en janvier aux ressortissants de trois autres pays (Cuba, Haïti et Nicaragua).
Mais la Maison Blanche a aussi donné son feu vert, fin septembre, pour fournir des documents de travail à près d’ un demi-million de Vénézuéliens arrivés dans le pays avant la fin juillet dernier. Une réponse à la pression migratoire dans certaines grandes villes démocrates comme New York, dans le but de désengorger des centres d’accueil submergés de réfugiés économiques et politiques. Une décision qui pouvait toutefois inciter de nouveaux Vénézuéliens à tenter leur chance sans attendre le quota de places disponibles ouvert il y a un an, en réalité très aléatoire.
Boulet politique
L’administration n’a pas voulu préciser la raison pour laquelle le Venezuela a accepté de reprendre ses concitoyens – ce qu’il refusait jusqu’à présent -, ou s’il y a eu des contreparties proposées par Washington. « Nous sommes contents qu’ils le fassent », a seulement indiqué le haut représentant de l’administration, alors qu’environ 7,7 millions de Vénézuéliens ont fui leur pays ces dernières années, selon les Nations Unies.
A un peu plus d’un an de l’élection présidentielle, l’immigration reste un boulet pour Joe Biden. Les républicains fustigent la politique de la Maison Blanche, pointant en parallèle la diffusion massive de drogues aux Etats-Unis. Des critiques que fait aussi de plus en plus ouvertement l’électorat démocrate.
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