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Publié le 1 sept. 2023 à 11:27Mis à jour le 1 sept. 2023 à 13:09
Viendra ou viendra pas ? La présence de Xi Jinping au sommet du G20 en Inde (9-10 septembre) était au centre des interrogations ces derniers jours. Si Pékin restait, encore vendredi, totalement muet sur le sujet et si la veille, les autorités indiennes disaient se préparer, tant sur le plan protocolaire que sécuritaire, comme si le président chinois allait venir, l’absence de Xi Jinping ne faisait guère de doute dans les différentes chancelleries concernées. C’est le Premier ministre Li Qiang qui devrait finalement représenter la Chine au sommet.
L’absence de Xi Jinping, qui s’est récemment rendu au sommet des Brics à Johannesburg, est une occasion perdue pour les chefs d’Etat occidentaux de s’entretenir personnellement avec le leader chinois pour tenter de le faire bouger dans son soutien implicite à la Russie concernant l’invasion ukrainienne. Depuis des mois, les Etats-Unis et l’Europe tentent vainement de persuader Xi Jinping d’user de son influence auprès de son « ami » Vladimir Poutine et de peser davantage dans la quête d’une issue pacifique au conflit.
Cette absence du président chinois est l’illustration de vives tensions entre l’Inde et la Chine, qui risquent de ne pas s’arranger après ce camouflet envoyé au Premier ministre Narendra Modi à la tête du pays hôte. L’Inde et la Chine, deux puissances nucléaires, ont plusieurs différends frontaliers dans l’Himalaya, qui leur ont valu une guerre en 1962, et qui sont sources récurrentes de tensions depuis.
En juin 2020, militaires indiens et chinois s’étaient affrontés dans un corps-à-corps d’une extrême violence dans la vallée de la Galwan, située au Ladakh, où 20 soldats indiens avaient été tués. « Depuis, les relations sino-indiennes ont été marquées par une escalade des tensions et des problèmes frontaliers non résolus, explique Farwa Aamer, directrice des initiatives pour l’Asie du Sud à l’Asia Society Policy Institute (ASPI). Malgré de multiples séries de discussions diplomatiques et la récente réunion des commandants de corps, une résolution claire et facile des différends frontaliers reste hors d’atteinte. Les déclarations répétées du Premier ministre Modi selon lesquelles la trajectoire des relations sino-indiennes dépend de la situation le long de la frontière soulignent l’importance de cette question. »
« forte protestation »
Lors d’une rare et brève rencontre en marge du sommet des Brics à Johannesburg, Narendra Modi et Xi Jinping avaient convenu de désamorcer les tensions le long de leur frontière controversée. Mais les tensions ont vite repris après la publication par Pékin d’une carte revendiquant les terres que New Delhi affirme posséder dans l’Himalaya, y compris le territoire où les deux pays voisins se sont battus en 2020. L’Inde a adressé mardi une « forte protestation » à la Chine et jugé « absurde » les revendications territoriales chinoises.
En coulisses, ce sommet des Brics a également marqué les divergences de point de vue entre les deux leaders. Xi Jinping a obtenu un élargissement rapide du forum à six pays (Argentine, l’Egypte, l’Ethiopie, l’Iran, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis), tordant le bras à Narendra Modi, partisan d’un processus plus étalé dans le temps.
Les tensions entre la Chine et l’Inde menaceraient également d’empêcher les dirigeants du G20 de publier un communiqué commun pour la première fois depuis le premier sommet des chefs d’Etat en 2008. L’un des points de blocage porterait sur la rédaction de la condamnation de la guerre de la Russie contre l’Ukraine. Pékin n’a jamais reconnu les termes de « guerre » ou « d’invasion »
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