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(BFM Bourse) – Le groupe français a annoncé le rachat de ces droits pour les jeux existants et pour les jeux qui seront créés dans les 15 prochaines années, à condition que le rachat d’Activision Blizzard par Microsoft aille à son terme. Via cette opération, Ubisoft soigne l’attractivité de son service d’abonnement Ubisoft+.
Microsoft et Activision Blizzard jettent leur dévolu sur Ubisoft. L’éditeur français de jeux vidéo a annoncé ce mardi qu’il allait reprendre les droits de « cloud streaming », soit les droits dématérialisés de diffusion en continu de jeux vidéo, de Call of Duty et de tout autre titre Activision Blizzard actuel ou à venir dans les 15 ans qui suivraient le rachat d’Activision Blizzard par Microsoft.
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« Cet accord permettra à Ubisoft de proposer l’accès aux jeux d’Activision Blizzard en ‘cloud streaming’ à un plus grand nombre de joueurs dans le monde entier. Ces droits sont perpétuels », a indiqué dans un communiqué le groupe français.
La société contrôlée par la famille Guillemot pourra proposer les jeux Activision Blizzard sur son propre service d’abonnement, Ubisoft+, et pourra licencier ces jeux à d’autres plateformes de streaming à l’avenir. Ceci suppose, évidemment, que l’acquisition d’Activision-Blizzard par Microsoft aille à son terme.
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Convaincre la CMA britannique
Engagé depuis début 2022, ce rachat à près de 69 milliards de dollars a progressivement obtenu les autorisations des autorités de la concurrence, mais bute encore sur la Competition and Markets Authority (CMA) britannique. Cette dernière autorité a, ces dernières années, vu ses prérogatives s’élargir avec la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, et a souvent constitué le dernier obstacle à d’importantes opérations (comme la fusion Suez-Veolia).
Dans le cas de Microsoft-Activision Blizzard, la CMA avait mis un veto en avril à ce rachat, s’inquiétant justement des atteintes à la concurrence sur le marché des jeux dématérialisés.
La cession des licences de « cloud streaming » à Ubisoft annoncée ce mardi constitue justement une concession (ou « remède » dans le jargon du droit de la concurrence) que Microsoft et Activision-Blizzard ont décidé de soumettre à la CMA pour la convaincre de donner le feu vert à leur union.
Petite exception géographique toutefois: si Ubisoft acquerrait, selon les conditions de l’accord, les droits exclusifs mondiaux des licences Activision Blizzard pour le « cloud streaming », ces droits ne seraient pas exclusifs au sein de l’Espace économique européen (c’est-à-dire l’Union européenne avec en plus l’Islande, la Norvège et le Liechtenstein).
Ce rachat des droits se fera au travers d’un paiement dont le montant n’a pas été précisé. L’opération comporte également « des paiements futurs sur la performance des jeux », a indiqué Ubisoft à BFM Bourse.
Ubisoft soigne l’attractivité d’Ubisoft+
Sur le papier, la transaction potentielle paraît gagnante-gagnante tant pour Microsoft que pour Ubisoft. « La première lecture se fait au niveau de Microsoft, qui semble effectuer le dernier geste pour faciliter l’acquisition d’Activision et obtenir le feu vert de la dernière autorité de concurrence réticente à savoir la CMA britannique », souligne Charles-Louis Planade, analyste chez TP ICAP Midcap.
« En signant cet accord Microsoft laisse ces droits à Ubisoft, et évite ainsi de renforcer un géant américain concurrent comme Amazon. Tout en vendant ces droits à un acteur indépendant et crédible des jeux vidéo mais qui ne représente pas une menace pour eux », poursuit-il.
Du point de vue d’Ubisoft, « même si les termes de la transaction ne sont pas connus, c’est clairement une belle affaire car cela renforce l’offre potentielle de leur propre plateforme de distribution et de streaming de jeux vidéo. Ce qui rendra cette plateforme plus attractive auprès des joueurs, augmentera le trafic et in fine favorisera la consommation de leurs jeux sur leur propre plateforme », développe l’analyste.
Et dans ce cas de figure « Ubisoft vendra davantage de jeux sans intermédiaire et donc sans les coûts de distribution associés », conclut Charles-Louis Planade. Ce qui soignera donc sa rentabilité.
A la Bourse de Paris, le marché accueille avec entrain l’annonce, l’action Ubisoft prenant 6,8% vers 11h10, soit la plus forte hausse du SBF 120.
Rappelons que l’évolution de l’action Ubisoft sera surtout déterminée par l’accueil commercial des nombreuses sorties à venir dans les prochains mois. De nombreux jeux « AAA » (les blockbusters) du groupe vont prochainement arriver sur le marché, notamment « Assassin’s Creed Mirage » en octobre et « Avatar: Frontiers of Pandora » en décembre ou encore le nouveau « Prince of Persia » début 2024.
Ce qui n’est pas sans risque dans la mesure où d’autres éditeurs commercialiseront dans les prochains mois des titres phares et que l’inflation élevée pourrait contraindre les joueurs à limiter leurs achats et à se montrer très exigeants dans leurs choix.
Julien Marion – ©2023 BFM Bourse
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