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Publié le 22 nov. 2023 à 8:45Mis à jour le 22 nov. 2023 à 9:57
Saillies incendiaires contre la « caste politique parasite », promesse de liberté face à « l’Etat ennemi » : l’économiste ultralibéral Javier Milei élu dimanche à la présidence argentine a renversé en deux ans la politique du pays, captant la colère populaire. Diplômé d’économie, il a alterné conseil dans le privé et enseignement, rédigeant des livres d’économie et des chroniques, dont certaines lui ont valu des accusations de plagiat.
À partir de 2014, Javier Milei a intégré le paysage médiatique argentin en tant que polémiste teinté d’analyste économique dont les principes se basent sur l’école autrichienne, qui prône le rejet de l’intervention de l’Etat. Plus d’une fois, ses rivaux politiques ont pointé son « agressivité », tentant de le dépeindre « émotionnellement instable », voire « fou ». « La différence entre un génie et un fou, c’est le succès », aime-t-il à répéter. Quatre exemples de faits étonnants à savoir sur Javier Milei, le nouveau président argentin.
1. Il a cloné son chien
Les êtres les plus chers du nouveau président argentin ont quatre pattes. Lors de sa campagne présidentielle, il a qualifié ses chiens de « meilleurs stratèges du monde », avant de dédier sa victoire à ses « enfants à quatre pattes ». Quatre chiens qui sont les clones de son premier « fils » Conan, en référence à Conan le Barbare. Un dogue anglais qui a été son fidèle compagnon et dont il se dit lié dans une autre vie, lorsqu’ils se sont rencontrés il y a 2.000 ans, au Colisée romain et qu’ils étaient gladiateur et lion, comme l’explique le journal argentin « La Nacion ». Javier Milei dit pouvoir encore communiquer avec lui, comme d’ailleurs avec des économistes disparus.
En 2018, Milei a payé environ 50.000 dollars, selon Reuters et le « New York Times », à la société américaine PerPETuate pour cloner Conan en utilisant son ADN. Dans une interview accordée au journal espagnol « 20minutos » en août, son biographe Juan-Luis González assure que l’Argentin « est convaincu que les chiens le conseillent dans différents domaines : un en politique, un autre en économie, un autre lui donne des conseils généraux ».
2. « Anarcho-capitaliste »
Javier Milei se décrit comme « anarcho-capitaliste », libertarien, avec des postures d’extrême droite. Parmi les mesures phares de son programme : la dollarisation de l’économie et la suppression de la banque centrale, une fois que le billet vert aura remplacé le peso, la devise nationale qu’il traita « d’excrément ».
Il a également affirmé vouloir mettre en oeuvre un programme de privatisations de grande portée : « Tout ce qui peut être dans les mains du secteur privé le sera. » Il a ainsi cité le géant pétrolier YPF, nationalisé en 2012 sous la présidence de la péroniste Cristina Kirchner. Mais aussi des médias publics comme l’agence officielle Telam et la télévision TVP, « devenue un mécanisme de propagande », a-t-il dénoncé dans une autre interview sur Radio Mitre.
3. Adepte de la tronçonneuse
Javier Milei a un objet fétiche : une tronçonneuse, maintes fois brandie en meetings, symbolisant les coupes à venir dans la dépense publique, pour en finir avec « cette aberration appelée justice sociale, synonyme de déficit budgétaire ». Javier Milei s’est toutefois voulu plus rassurant vers la fin de la campagne présidentielle, dans un pays où 40 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. « Nous n’allons pas privatiser la santé, pas privatiser l’éducation », a-t-il promis dans son dernier clip de campagne.
4. Pro ventes d’organes mais anti-avortement, et climatosceptique
Lors de sa campagne, Javier Milei s’est fait entendre à coups de polémiques et de déclarations chocs. Comme la dérégulation de la vente d’armes, une « solution de marché » pour le don d’organes, ou son opposition à l’avortement, légalisé en 2021 en Argentine.
Il se veut également défenseur des libertés individuelles sur d’autres sujets, comme la légalisation des drogues, « tant que cela n’implique pas l’aide de l’Etat ». Il se positionne également comme climatosceptique, le réchauffement de la planète n’étant qu’un « cycle », et « pas une responsabilité de l’Homme ».
Avec AFP
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