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Avoir 250 millions d’euros dans le réservoir aide à passer à la vitesse supérieure. Driveco, la start-up française spécialisée dans la recharge électrique, a enregistré un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros en 2023, en hausse de 40 % sur un an.
Ce résultat s’explique par deux facteurs principaux. La jeune pousse continue à mailler le territoire. « Nous avons passé le cap symbolique des 10.000 bornes : 6.000 d’entre elles sont en exploitation et 4.000 sont en cours d’installation », explique Ion Leahu-Aluas, PDG de la jeune société . L’objectif est d’en voir 8.000 en service d’ici à la fin 2024.
Dans le même temps, l’électrification du marché automobile accélère. En 2023, 298.522 voitures 100 % électriques ont été immatriculées dans l’Hexagone , ce qui a représenté 16,8 % des ventes de modèles neufs, contre 13,3 % un an plus tôt. Les propriétaires de ces nouveaux véhicules doivent fatalement les recharger et peuvent se tourner vers Driveco, qui a vu le jour en 2010 au sein du groupe Corsica Sole.
660.000 recharges
« 660.000 recharges ont été effectuées sur notre réseau Driveco, soit 30 % d’utilisation en plus que l’an passé », précise Ion Leahu-Aluas. Le coût pour l’automobiliste varie en fonction de la puissance de la recharge. Sur les bornes lentes, il faut compter autour de 5 euros pour 100 kilomètres parcourus. Pour les bornes rapides, c’est « plutôt 9-10 euros », glisse l’entrepreneur roumano-américain.
Au départ, la start-up a axé son développement sur la vente et la maintenance de stations de recharge pour le compte de clients désireux de valoriser leurs actifs fonciers. « L’an dernier, nous avons signé des gros contrats sur ce modèle-là. Le plus important a été avec Airbus. Mais nous sommes aussi partenaires de Sixt, Volvo, BMW ou Leroy Merlin », énumère Ion Leahu-Aluas.
En parallèle, Driveco s’est muée en opérateur et propose de financer intégralement les stations qu’elle installe chez des partenaires, avec qui elle partage les revenus. Cette activité demande beaucoup plus de capital et explique pourquoi Driveco est allée frapper à la porte des fonds Mirova et APG ces dernières années.
Modèle hybride
Après avoir remporté un appel d’offres, Driveco a, par exemple, commencé à équiper les parkings des supermarchés Carrefour, avec des stations dont elle est propriétaire (300 bornes sur 3.000 ont vu le jour pour l’instant). A horizon 2025-2026, la start-up veut tirer la moitié de ses revenus de cette deuxième activité. Ce modèle hybride permet à Driveco d’être « presque rentable », indique Ion Leahu-Aluas, sans donner plus de détails financiers.
Driveco a la particularité d’avoir sa propre ligne de production à Angers pour les bornes de 22 kW. Mais elle a signé des accords commerciaux avec trois fournisseurs (IES, Alpitronic et Tritium) afin de se procurer des bornes de 50 kW, 150 kW et 300 kW. Montant de l’investissement ? 40 millions d’euros.
A l’image d’Electra, qui a récemment levé 304 millions d’euros , Driveco a des ambitions européennes. La société a recruté des directeurs généraux pour la Belgique, l’Italie et l’Espagne et compte bien y changer de tempo dans les prochains mois.
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