[ad_1]
Publié le 9 janv. 2024 à 18:45
Que font des milliers de micro-particules de plastique dans une bouteille d’eau ? Une nouvelle étude publiée dans la revue PNAS de l’Académie des Sciences américaines montre qu’elles peuvent être 100 fois plus nombreuses qu’on ne le pensait jusque-là dans un litre d’eau en bouteille . Or ces substances sont l’objet de nombreuses suspicions quant à leur impact sur la santé.
Grâce à une nouvelle technique utilisant le laser, les chercheurs ont trouvé en moyenne 240.000 fragments de plastique détectables par litre d’eau, après avoir analysé trois grandes marques d’eau américaines, dont ils ne donnent pas le nom.
Le type de plastique le plus communément retrouvé était le nylon, provenant sans doute de filtres en plastique utilisés pour purifier l’eau, suivi par le PET dont les bouteilles sont faites.
Pas seulement dans les bouteilles d’eau
« Si la présence de ces nanoparticules inquiète les consommateurs, il est raisonnable de ne pas boire d’eau en bouteille », a déclaré à l’AFP, Beizhan Yan, co-auteur de cette étude. Mais, a-t-il ajouté, « nous ne recommandons pas de ne pas boire d’ eau en bouteille quand cela est nécessaire, car le risque de déshydratation peut-être plus grand que les conséquences potentielles de l’exposition aux nano-plastiques.
Le problème est que ces nanoparticules ne se limitent à l’eau en bouteille. « Dans les emballages, les nanomatériaux sont utilisés dans les plastiques afin de les solidifier, accroître leur transparence, permettre une meilleure conservation des aliments et boissons, ou, par exemple, dans les bouteilles de sauce pour faciliter le glissement des produits », explique Katia Merten-Lentz, spécialiste du droit alimentaire européen.
Les fabricants d’emballage ne sont pas tenus d’informer leurs clients, de la présence de ces nanoparticules. A ce stade, la Commission européenne donne une définition des nanoparticules qui dépassent le plastique. L’exécutif européen parle de « fragments de matériaux ».
Des particules très insidieuses
S’agissant des seuls nano plastiques, l’ANSES (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.) déclare qu’« on les trouve partout, partout dans l’air, dans l’eau, dans les habitations, les produits de la pêche, ainsi que dans l’eau de consommation ».
Plus ils sont minuscules (plus de 70 fois plus fins qu’un cheveu pour les… plus gros), plus ils posent problème car « ils peuvent traverser les barrières hématoencéphaliques, intestinales, respiratoires et même placentaires », souligne Francelyne Marano, professeure en biologie cellulaire à l’Université de Paris Cité. La scientifique ajoute qu’ « ils sont, selon certaines études, suspectés d’avoir des effets cancérigènes et d’atteindre le système nerveux central ».
Les plastiques « les plus retrouvés dans l’environnement », explique l’ANSES, sont le polyéthylène (issu des sacs à usage unique), le polypropylène, un composant des boîtes en plastique alimentaires) et le polystyrène souvent utilisé dans les emballages.
Les plastiques, ajoute l’Agence ne sont pas seulement composés de polymères, mais contiennent aussi des additifs qui confèrent au plastique ses propriétés de souplesse, ou de rigidité, voire de résistance au feu. « Ces additifs sont de potentiels contaminants chimiques. De plus les bactéries qui se fixent à la surface des plastiques peuvent être des contaminants biologiques ».
[ad_2]
Source link