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Publié le 5 sept. 2023 à 19:19
Retour au dialogue social. Trois jours après l’entrée en vigueur de la très polémique réforme des retraites , le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a entamé une série de rencontres bilatérales avec les numéros un syndicaux et patronaux.
Après avoir reçu lundi en toute fin de journée la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon , il a rencontré ce mardi Cyril Chabanier, le leader de la CFTC, puis François Asselin, le président de la CPME, et enfin Patrick Martin , qui a succédé à Geoffroy Roux de Bézieux à la tête du Medef début juillet. Frédéric Souillot de Force ouvrière sera reçu mercredi. Les rendez-vous avec la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet , et le président de la CFE-CGC, François Hommeril, doivent encore être fixés.
Bas salaires
Lors de sa réunion avec les chefs de parti mercredi 31 août, Emmanuel Macron a annoncé l’organisation d’une « conférence sociale » . Elle est au centre des entretiens d’Olivier Dussopt, qui portent également sur le reste de l’agenda social, et notamment les trois sujets sur lesquels l’exécutif a demandé aux partenaires sociaux de négocier en plus de l’assurance-chômage : emploi des seniors, compte épargne temps universel et parcours professionnels.
La conférence sociale promise par Emmanuel Macron, qui pourrait se dérouler début octobre, sera centrée « sur les carrières et les branches situées sous le salaire minimum », a précisé l’Elysée la semaine dernière. Dimanche, sur BFMTV, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a estimé que son élargissement à l’ensemble des salaires « serait une erreur économique ».
C’est en tout cas la crainte des représentants des entreprises. Premier responsable patronal à être reçu rue de Grenelle, le président de la CPME, François Asselin, a expliqué aux « Echos » qu’il restait « vigilant sans être très inquiet pour autant » car il ne sent « pas la volonté de la part du ministre d’enclencher la machine à indexer toutes les grilles salariales sur l’inflation ».
Crainte du patronat
« Le ministre nous a dit que la conférence serait centrée sur les bas salaires et les grilles salariales », confirme Yvan Ricordeau, numéro deux de la CFDT. « Nous le lui avons dit : nous voulons que soit aussi abordée la question de la conditionnalité des aides aux entreprises, leur articulation avec les politiques salariales des branches », ajoute-t-il. Ce qu’exclut évidemment le patronat et qui ne figure pour l’instant pas au programme.
80 branches affichent un coefficient inférieur au salaire minimum, dont 13 sont en situation de non-conformité depuis plus d’un an (parmi elles, celle des casinos menacée de restructuration). 91 sont en train de mettre leurs grilles à jour ou s’apprêtent à le faire, selon le ministère du Travail.
Le « coin fiscalo-social »
Devrait aussi figurer au programme le « coin fiscalo-social » évoqué par le chef de l’Etat à propos des classes moyennes, c’est-à-dire la différence entre l’augmentation de salaire et ce que perçoit le salarié, aides sociales et prélèvements compris. En ligne de mire : la prime d’activité. Elisabeth Borne a évoqué cette « trappe à bas salaire » la semaine dernière à l’université d’été du Medef .
« Il faut que les augmentations de salaire se traduisent bien par du pouvoir d’achat pour les salariés et ne soient pas contrebalancées par exemple par une baisse de la prime d’activité », a affirmé la cheffe du gouvernement, évoquant un « chantier crucial [qui] concerne le gouvernement, les organisations patronales et syndicales [qui est] une priorité ».
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