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Richard Panquiault estime que de nombreux accords n’ont pas été signés avec l’enseigne car celle-ci se cacherait derrière le droit belge, en raison d’une centrale d’achat outre-Quiévrain.
« La loi française est contraignante et impose une date limite: un distributeur ne respecte pas cette date butoir ». Invité sur le plateau de BFM Business, Richard Panquiault, PDG de l’Ilec est revenu sur les négociations commerciales entre la grande distribution et les industriels.
Selon lui, l’avancée du calendrier des tractations – qui se terminent habituellement au premiers mars – a « accru les tensions » entre les deux parties prenantes. « Au lieu d’avoir trois mois de négociations, on n’a eu que six semaines ou huit semaines », a-t-il déploré.
D’autant que le PDG de l’Ilec estime ne pas avoir été aidé par le fait « qu’un certain nombre de distributeurs ont décidé qu’on ne négociait plus en France mais en Espagne, aux Pays-Bas » en raison de centrale d’achat localisée à l’étranger. « Cela crée des difficultés supplémentaires car pour la première fois, vous négociez avec des personnes que vous ne connaissiez pas la semaine précédente », a-t-il ajouté.
Aller « plus loin »
Alors que le gouvernement pousse pour plus de transparence de la part des industriels dans le cadre de la loi Egalim, Richard Panquiault a estimé qu’il fallait aller « plus loin ». Il a néanmoins assuré que les négociations effectuées par certains distributeurs à l’étranger encouragées à la défiance du côté des fournisseurs.
« Quand vous avez des gens qui négocient à l’étranger et qui vous disent ‘je n’appliquerais le droit français’, comment voulez-vous qu’on soit transparent ? » a-t-il interrogé.
E. Leclerc, vilain petit canard
« Système U et Carrefour qui appliquent, respectivement le droit hollandais et espagnol de l’autre, ont fait des efforts pour respecter la date butoir », a-t-il souligné. S’il espère désormais qu’ils respecteront désormais la loi Egalim, Richard Panquiault salue l’effort fait par les distributeurs.
Selon lui, le trouble-fête se nomme Leclerc. « Il (le distributeur, NDLR) nous dit, ‘j’applique le droit belge’ et il le fait. Aujourd’hui, on a plein d’accords qui ne sont pas signés parce que Leclerc applique le droit belge « , a-t-il soufflé.
Pour rappel, les négociations annuelles ont été avancées cette année par le gouvernement qui espérait ainsi que soient répercutées plus vite dans les rayons les baisses de prix de gros de certaines denrées.
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