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La biotech américaine veut investir en France et le lui fait savoir. Mais quelques freins semblent retenir le gouvernement, qui n’a pas encore donné son feu vert au fabricant de vaccins.
Des vaccins Moderna seront-ils bientôt fabriqués sur le sol français? C’est un scénario tout à fait envisageable, à en croire Stéphane Bancel, le PDG de la société de biotechnologies américaine. Dans une interview diffusée ce mercredi dans l’émission Good Morning Business, le dirigeant révèle en effet qu’un projet d’usine tricolore est sur la table des discussions avec le gouvernement français… Depuis plusieurs mois déjà.
« J’ai fait une proposition au printemps », a-t-il indiqué.
Et si « les discussions continuent », il affirme ne pas avoir obtenu « de réponse à ce jour ».
« C’est une proposition d’un projet sur une usine en France comme on l’a fait en Angleterre, au Canada et en Australie avec des contrats de « procurement » (approvisionnement ndlr) de vaccin », ajoute-t-il. En installant plusieurs unités de production en-dehors des Etats-Unis, Moderna cherche notamment à contourner le risque de protectionnisme en cas de nouvelle pandémie.
Des engagements en contrepartie
Le PDG de Moderna a également rappelé qu’il ne s’agissait pas de la première proposition de l’entreprise américaine adressée au gouvernement français. « Il y a des discussions régulières au plus haut niveau de l’État, y compris il y a quelques jours », révélait-il déjà à l’AFP en novembre 2022.
C’est donc avec un nouveau projet que Moderna tente de convaincre la France. Et s’il ne révèle pas les points d’achoppement des discussions, on peut imaginer leur nature. De tels accords, dont les termes ne sont jamais officiellement révélés, sont en effet accompagnés d’engagements de la part des deux parties. L’ouverture d’un centre de recherche et de production de vaccins ARN outre-Manche, annoncée en juin 2022, avait ainsi été facilitée par une commande de vaccins sur dix ans signée par le Royaume-Uni avec Moderna, comme le soulignait le Figaro à l’époque. Les commandes de vaccins ainsi que le montant des investissements publics réalisés par la France, qui bénéficiera, de son côté, d’une sécurité d’approvisionnement et de créations d’emplois, pourraient donc être au cœur des négociations actuelles.
Si Stéphane Bancel se montre optimiste, il souligne toutefois que, par le passé, de tels accords ont été trouvés avec trois pays différents. Une manière subtile de signifier au gouvernement français que la balle est désormais dans son camp.
L’intégralité de l’entretien de Stéphane Bancel avec Laure Closier et Christophe Jakubyszyn est à retrouver dès demain en direct sur BFM Business à 8H15 dans Good Morning Business.
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