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(BFM Bourse) – Le Merval, l’indice phare de la Bourse de Buenos Aires, flambe de 20% à l’ouverture ce mardi après la victoire de Javier Milei à l’élection présidentielle en Argentine, un pays en proie à une inflation démesurée.
Les marchés scrutent avec attention l’évolution des dirigeants d’un pays, d’autant plus si l’État en question est surendetté et se débat avec une inflation insoutenable comme l’Argentine.
Dimanche, c’est donc le libéral Javier Milei qui a remporté le second tour de l’élection présidentielle organisé dimanche en Argentine face au ministre de l’Economie, Sergio Massa.
Le nouveau président prend la tête d’un pays où l’inflation est l’une des plus élevées au monde. En octobre 2023, elle était de 142,7% sur un an.
Mardi, le S&P Merval, qui est l’indice principal de la Bourse de Buenos Aires flambe de 16% à 746.925,87 points, après un bond de 20% à l’ouverture. La Bourse de Buenos Aires réagit donc avec une journée de retard, la place de la capitale argentine étant fermée lundi pour le Jour de la Souveraineté.
Privatisation de la compagnie pétrolière publique YPF
Le bond de la Bourse de Buenos Aires est tiré par l’envolée des actions de la compagnie pétrolière publique YPF (+34%), une des entreprises que le tout nouveau président a annoncé vouloir privatiser. A Wall Street, les actions YPF ont flambé de 40% à la clôture.
L’indice S&P Merval avait clôturé en forte hausse de 7,11% à 645.079,59 points vendredi, soit la séance qui précédait le scrutin électoral.
Depuis le début de l’année, cet indice, qui regroupe une vingtaine de valeurs correspondantes à de grandes entreprises, progresse de plus de 260%, contre une hausse de 11,7% pour notre CAC 40 national. Cet indice regroupe en grande partie des entreprises du secteur de l’énergie, des matières premières (ou de la transformation de matières premières) et de la finance.
Surtout, le bond du Merval s’explique par une inflation vertigineuse en Argentine et le plongeon du peso argentin, la monnaie locale. D’ailleurs, Javier Milei compte « dollariser » l’économie du pays, et donc abandonner le peso argentin qu’il considère par ailleurs comme un déchet.
« Jamais en pesos, jamais en pesos! (…) Ces déchets ne servent même pas comme engrais », avait-il déclaré lors de sa campagne, estimant qu’une dollarisation de l’économie, serait plus facile à réaliser avec un dollar fort par rapport au peso.
Sabrina Sadgui – ©2023 BFM Bourse
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