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Publié le 10 oct. 2023 à 16:15Mis à jour le 10 oct. 2023 à 17:15
Lundi après-midi, les équipes ont fait au plus vite. Elles ont redéplacé les drapeaux et déroulé un long tapis rouge à l’aéroport de Hambourg. Mais au vu de l’angle de l’avion d’Emmanuel Macron, rien n’y a fait. L’escalier de débarquement au pied duquel Olaf Scholz patientait, aboutissait mécaniquement dans des flaques d’eau. Un peu à l’image des relations franco-allemandes.
Pour relancer le tandem, les deux pays avaient décidé de tenter un nouveau format, plus informel, lors d’un séminaire intergouvernemental d’un jour et demi à Hambourg. A l’agenda, deux sessions de travail sur la cohésion sociale et l’intelligence artificielle, une visite de l’usine Airbus, une balade en bateau, mais aucune annonce attendue. Le tout clôturé par une déambulation le long de l’Elbe et la dégustation de sandwichs au poisson.
L’idée était de développer de l’alchimie entre un Olaf Scholz, taiseux et ironique, et un Emmanuel Macron, adepte des longues tirades, d’échanger sans se donner l’obligation d’aboutir à un accord.
La « diplomatie du sandwich »
Bilan des courses ? Pour les deux dirigeants, cette « diplomatie du sandwich » s’est révélée efficace. Sur tous les dossiers, c’est « l’esprit de Hambourg qui a régné », a assuré Emmanuel Macron, lors d’une conférence de presse avec Olaf Scholz mardi, c’est-à-dire une « volonté amicale de mieux se comprendre, de manière informelle, pour pouvoir avancer ».
La France et l’Allemagne forment « un couple très important », a estimé le chancelier Scholz. « Comme dans les couples, il y a parfois des perspectives différentes sur certaines questions, mais il est possible de développer un point de vue commun. » Pour le président français, tous les tandems de dirigeants allemands et français du passé ont eux aussi connu des crises, parce que « nous ne sommes pas les mêmes et c’est tant mieux ».
« Ne jamais rester assis »
Parfois très concrètes – une vingtaine de militants antinucléaires étaient venus accueillir Emmanuel Macron -, ces différences impliquent une chose. « Nous ne devons jamais rester assis et nous habituer à ce qui a déjà été fait. Nous devons toujours réinventer de nouvelles voies de coopération, des manières de faire avancer les choses », a expliqué le chef de l’Etat.
Alors que les ministres européens de l’Energie de l’UE se réunissent le 17 octobre, y a-t-il eu des avancées concrètes sur la question de la réforme du marché de l’électricité ? Les deux dirigeants ont en tout cas cherché à faire passer un message d’optimisme.
Un devoir moral
« Nous avons acté de pouvoir travailler ensemble […] dans les semaines à venir pour chercher à conclure d’ici la fin du mois un accord nécessaire », a déclaré le président français. Le chancelier s’est, lui, félicité de « discussions intenses et constructives ». « Nous voulons ensemble faire en sorte que l’Europe conserve sa souveraineté dans ce domaine et que le système énergétique européen puisse assurer la croissance et des prix de l’électricité bas », a indiqué Olaf Scholz.
Entente ou mésentente, les deux pays seront de toute façon rattrapés par le système européen et la nécessité de trouver une solution à leurs différends. « Si la France et l’Allemagne ne savent pas s’entendre, l’Europe est bloquée », a rappelé Emmanuel Macron. « Nous avons le devoir, je dirais moral, politique, historique, de bâtir des voies communes pour avancer pour nos deux pays et pour notre Europe », a-t-il ajouté. Le président français le promet : « Nous verrons les fruits de Hambourg grâce aux graines que nous avons semées durant ces journées. »
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