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Publié le 27 nov. 2023 à 7:26Mis à jour le 27 nov. 2023 à 9:13
Les cigarettes électroniques jetables devraient bientôt disparaître de la poche des jeunes Français. Annoncée depuis des mois par l’exécutif , leur interdiction devrait se concrétiser grâce à l’adoption d’une proposition de loi transpartisane étudiée à partir de ce mardi en commission à l’Assemblée nationale.
Ces produits – souvent appelés puffs – sont « une aberration tant du point de vue de la santé mentale que de celui de l’empreinte environnementale de ces dispositifs », souligne la proposition portée par les députés Francesca Pasquini (écologiste) et Michel Lauzzana (Renaissance).
Porte d’entrée vers l’addiction
Prêtes à l’emploi, colorées et déclinées dans un grand nombre de goûts (fraise, pastèque, etc.), ces petites vapoteuses séduisent depuis quelques années les jeunes. Au point d’alerter les associations de l’Alliance contre le tabac pour qui elles sont « une porte d’entrée des jeunes vers l’addiction à la nicotine ».
Composées de matières plastiques et d’une batterie non amovible, les cigarettes électroniques jetables ne sont par ailleurs pas recyclées et représentent une menace pour l’environnement, relève la proposition.
Les buralistes favorables
Des arguments repris par le gouvernement qui doit présenter cette semaine sa stratégie de lutte contre le tabagisme. Et par nombre d’acteurs, notamment les buralistes. « Cela n’a rien à voir avec le marché du vapotage tel qu’on veut l’accompagner », déclare le président de la Confédération nationale des buralistes, Philippe Coy, même s’il préconise d’accorder un délai de mise en oeuvre de quelques mois pour permettre aux buralistes de vider leurs stocks.
« Nous comprenons les motivations du législateur et partageons sa volonté de protéger les mineurs et l’environnement », déclare de son côté Vincent Durieux, président de France Vapotage, une fédération réunissant les fabricants du secteur.
Des termes scrutés à la loupe
Pour autant, les termes de l’interdiction discutée par les parlementaires seront scrutés à la loupe. Les acteurs de la lutte antitabac redoutent la créativité des fabricants et le fait que de nouvelles générations de cigarettes électroniques jetables passent entre les mailles du filet.
Pour les professionnels du vapotage, il n’est pas question que l’interdiction des vapoteuses à usage unique nuise aux cigarettes électroniques avec des batteries rechargeables. Lesquelles sont présentées comme des outils de sortie de l’addiction à la cigarette.
Aller vite
« Les vapoteuses peuvent aider au sevrage du tabac », déclare le co-auteur de la proposition Michel Lauzzana. Celui-ci estime par ailleurs que la mise à l’index des puffs pourrait ouvrir d’autres débats, par exemple sur le bien-fondé des parfums pour les vapoteuses, ou encore sur l’interdiction d’autres produits comme les sachets de nicotine, etc.
« Si on rentre là-dedans, il y aura une insécurité juridique », prévient cependant le député rappelant la nécessité que la France se conforme au droit européen. Celui-ci ne souhaite donc pas élargir l’interdiction ciblée par la loi et avancer vite, convaincu d’avoir le soutien de la plupart des partis. « On veut que cela passe vite car les jeunes commencent à s’habituer à ce système. »
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