[ad_1]
Publié le 17 janv. 2024 à 19:00
Mercredi, les Etats-Unis ont réinscrit les Houthis sur leur liste mondiale des organisations terroristes. Ils le font en réponse aux attaques menées depuis plusieurs mois par ces rebelles armés du Yémen contre les forces militaires américaines, en mer Rouge et dans le golfe d’Aden.
L’annonce a été faite par le conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan, dans un communiqué, qui désigne Ansarallah, l’autre nom de la milice, comme « Specially Designated Global Terrorist ». L’inscription sur cette liste va permettre aux Etats-Unis de restreindre encore plus l’accès de l’organisation aux marchés financiers.
Cette décision prendra effet dans trente jours, mais « si les Houthis cessent leurs attaques sur la mer Rouge et le golfe d’Aden, les Etats-Unis réévalueront immédiatement cette désignation », précise Jake Sullivan. A l’inverse, « les Etats-Unis n’hésiteront pas à mener de nouvelles actions pour protéger notre peuple et la liberté du commerce international », prévient-il.
Aider la population civile du Yémen
Ansarallah a déjà figuré sur la liste américaine. Le président Joe Biden l’en avait retirée afin d’adoucir le poids des sanctions financières pesant sur le Yemen, un pays en crise après des années de guerre civile.
Le délai de trente jours avant l’entrée en vigueur doit permettre de mettre en place des mesures de sauvegarde « sans précédent » pour la population civile yéménite, précise Jake Sullivan. « Le peuple du Yémen ne doit pas payer le prix des actions des Houthis », « les livraisons commerciales dans les ports yéménites sur lesquelles les Yéménites comptent, alimentation, médicaments et carburant, doivent se poursuivre et ne sont pas couvertes par nos sanctions », indique-t-il.
La situation en mer Rouge s’est envenimée depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas. A l’instar du Hamas, les Houthis sont soutenus par l’Iran et disposent de moyens importants pour mener leur guérilla et tenter d’embraser toute la région. Les rebelles ont mené près de trente raids depuis fin novembre sur des navires marchands, bloquant l’une des principales voies commerciales mondiales.
Plus de 50 nations en 30 attaques
La semaine dernière, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont riposté par des frappes aériennes visant les radars et les infrastructures de drones et de missiles des Houthis. Mais ces derniers continuent à menacer les navires commerciaux et militaires.
Jake Sullivan s’est rendu mercredi au forum de Davos, où il a insisté sur le fait que le conflit en mer Rouge était « bien au-delà d’un défi régional », plutôt « un défi mondial ». « Des entreprises qui n’ont rien à voir avec le Moyen-Orient sont affectées. Plus de 50 nations en près de 30 attaques », a-t-il souligné. Il s’est également félicité de la « résolution très forte » adoptée par les Nations unies pour condamner les attaques houthies.
[ad_2]
Source link