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Publié le 27 juil. 2023 à 12:58
Les vents sont porteurs pour Thiery Léger, le nouveau directeur général de SCOR. A la tête du réassureur depuis le 1er mai, ce vétéran de Swiss Re a annoncé ce jeudi un résultat en net redressement au deuxième trimestre.
SCOR a réalisé un bénéfice net de 192 millions d’euros sur la période, en ligne avec le consensus des analystes fourni par la société elle-même, contre une perte de 240 millions d’euros un an plus tôt. Sur l’ensemble du premier semestre, le bénéfice net atteint 502 millions d’euros, sous les nouvelles normes comptables IFRS 17.
Le contraste est fort avec la perte annuelle de l’année 2022, marquée par la guerre en Ukraine, le reliquat des sinistres Covid et l’ouragan Ian aux Etats-Unis.
Revenus stables
« Les résultats du deuxième trimestre témoignent à la fois de la solidité du modèle économique de SCOR et de la complémentarité de nos lignes de métiers, a déclaré Thierry Léger. Nos efforts continuent de porter leurs fruits et j’ai confiance dans la capacité du groupe à tirer le meilleur parti des conditions de marché actuelles ».
En fin de matinée, le titre perdait toutefois plus de 4 % à La Bourse de Paris. L’absence de bonne surprise a peut-être déçu les investisseurs. Tout comme le ratio combiné (frais et coûts des sinistres sur primes encaissées) : à 88,5 %, l’indicateur est moins bon qu’attendu par les analystes et Thiery Léger n’en est « pas satisfait ».
Les comptes de SCOR ont toutefois profité de la réévaluation du cours de Bourse ces derniers mois. L’action a bondi de 27 % depuis le début de l’année et de 17 % depuis le décès, le 9 juin, de son président Denis Kessler, homme fort du groupe pendant plus de vingt ans.
L’intérêt spéculatif pour le titre a revalorisé l’option d’achat des actions SCOR détenues par Covéa (depuis l’accord de paix entre les deux groupes en 2021) et amélioré le résultat trimestriel avant impôt de SCOR de 45 millions d’euros.
Coût des émeutes urbaines
L’assureur des assureurs a en revanche provisionné 40 millions d’euros pour les émeutes de fin juin-début juillet en France. La facture a été calculée à partir de l’estimation globale, au 7 juillet, de 650 millions d’euros de dommages assurés sur l’ensemble du territoire selon France Assureurs, en y ajoutant un « coussin de sécurité », a précisé François de Varenne, directeur général adjoint.
SCOR a aussi enregistré d’autres « pertes importantes sur des risques uniques » et un reliquat de sinistres agricoles au Brésil, après la sécheresse historique de 2021.
Désormais, le groupe est plus sélectif lors des renouvellements des traités de réassurance, par lesquels les assureurs lui cèdent une partie de leurs risques. Scor a réduit son exposition aux risques de catastrophes naturelles, principalement aux Etats-Unis. A 3,93 milliards, les revenus du deuxième trimestre sont en progression de 1,5 % sur un an et stables d’un trimestre sur l’autre.
Prix en hausse
Après une baisse drastique de 12 % des primes de réassurance dommages encaissées par SCOR au 1er janvier, moment clé des renouvellements annuels, leur montant a crû de 5 % en avril puis de 7 % au 1er juin et 1er juillet. Une tendance portée par des prix en hausse de 9 %, plus que par les volumes, en ligne avec l’inflation historique des tarifs du secteur. « Les actions sur le portefeuille initiées en 2022 sont désormais achevées », affirme le groupe.
Prochaine étape, Thierry Léger présentera le 7 septembre son plan stratégique. Un moment très attendu. L’an dernier, l’ancien directeur général Laurent Rousseau avait renoncé à présenter une feuille de route triennale dans un environnement incertain et sur fond de fortes tensions avec Denis Kessler.
Jet privé, déménagement : Scor solde l’héritage de Denis Kessler
Après la mise en vente de sa maison d’édition Humensis (PUF, Belin, L’Observatoire), déficitaire, il y a quelques semaines, SCOR s’attaque à d’autres centres de coûts. Selon des sources concordantes, le groupe est en train de vendre le jet privé de son ancien président Denis Kessler. Le Falcon de Dassault pourrait valoir entre 10 et 20 millions d’euros.
Le réassureur prévoit aussi le déménagement des quelque 250 salariés installés rue La Pérouse, derrière le siège de l’avenue Kléber. L’immeuble La Pérouse, acheté 27 millions d’euros en 2016 (hors frais et taxes), sera loué ou vendu. Au siège, un chantier de « flex office » est lancé pour économiser des mètres carrés. SCOR confirme ces différents projets.
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