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La tempête est passée. C’est ce que l’on peut déduire des chiffres du commerce extérieur européen publiés jeudi par Eurostat. Au premier semestre 2023, les pays de la zone euro ont davantage exporté (1.435 milliards d’euros) qu’ils n’ont importé de biens en provenance du reste du monde (1.430 milliards d’euros). La balance commerciale de la zone euro repasse ainsi dans le vert.
C’est une forme de retour à la normale, après le plongeon brutal de l’année dernière. L’explosion des coûts de l’énergie, liée à la guerre en Ukraine, avait tellement renchéri les importations que le commerce extérieur des 20 pays de la monnaie unique avait basculé dans le rouge en 2022 , pour la première fois depuis plus d’une décennie. Et pas de peu, puisque le déficit commercial dépassait 330 milliards d’euros sur l’année.

Le rétablissement n’est pas complet. La zone euro n’affiche sur les six premiers mois de 2023 qu’un excédent de 5 milliards d’euros, assez éloigné des 90 milliards engrangés en moyenne chaque semestre au cours des dix années précédant la crise. Mais la tendance est plutôt bonne, avec un excédent commercial qui atteignait 23 milliards d’euros sur le mois de juin.
25 % de rabais sur l’énergie
A l’échelle des 27 pays de l’Union européenne, la dynamique est similaire. Le bloc est revenu proche de l’équilibre, avec seulement 4 milliards d’euros de déficit au premier semestre 2023 – un creux sans commune mesure avec le gouffre de 430 milliards ouvert sur l’ensemble de l’année 2022.
Depuis début 2023, les exportations se sont très bien tenues. C’est notamment le cas des machines et véhicules « made in Europe » – dont l’UE a réussi à vendre pour 511 milliards d’euros (contre 446 un an plus tôt). Les économistes anticipent certes un fort ralentissement à venir sur ce front, mais pour l’heure les berlines BMW et les sacs Vuitton continuent de trouver des clients à travers le monde.
Et, surtout, la facture des importations européennes est sensiblement moins douloureuse. Grâce à la baisse des prix de l’énergie, les Vingt-Sept n’ont signé qu’un chèque de 280 milliards d’euros à leurs fournisseurs de gaz et de pétrole au premier semestre 2023. C’est 95 milliards de moins qu’un an plus tôt, ce qui contribue pour les deux tiers à la chute des importations du bloc et ainsi au rétablissement de la balance commerciale.
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