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Alors que s’ouvre le 15ème sommet des BRICS à Johannesburg, la question de l’élargissement du groupe de pays dits « émergents » continue à faire débat chez ses cinq États membres.
Quelle direction pour les BRICS? Le groupe de cinq pays (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) pèse actuellement pour un quart du PIB mondial. Et s’il veut accroître son poids économique pour s’affirmer comme un réel contrepoids face aux puissances occidentales, il peine déjà à parler d’une seule voix. L’intégration d’autres pays ainsi que ses modalités est donc un des points épineux que les BRICS devront éclaircir lors de leur 15ème sommet, organisé cette semaine en Afrique du Sud.
« Il y a eu une première discussion cet été pour savoir quels seraient les critères sur lesquels on pourrait s’appuyer mais pour l’instant rien n’est sorti de ces discussions », indique Julien Vercueil, vice-président de l’Institut National des Langues et Civilisations Orientale (Inalco), interrogé sur BFM Business ce lundi.
Une dilution de pouvoir pour les puissances moyennes
Mais l’intégration de nouveaux membres divise au sein des BRICS. D’un côté, la Chine veut accueillir rapidement de nouveaux pays. L’objectif: « donner davantage d’échos et d’ouverture au groupe », explique le spécialiste. En revanche, l’Inde, le Brésil ou l’Afrique du Sud affichent plus de réticences, effrayées par une dilution de leur influence.
« Pour ces puissances régionales moyennes, le fait de passer à sept, huit, dix ou vingt membres changerait complètement la donne car leur voix serait beaucoup moins entendue », analyse Julien Vercueil.
Résultat, les discussions sur le calendrier de l’élargissement sont pour l’instant au point mort.
Pour le vice-président de l’Inalco, une issue possible est de trouver des agrégations à géométrie variable. Il évoque par exemple l’intégration récente dans la banque de développement des BRICS- rebaptisée Nouvelle banque de développement- de trois nouveaux pays: le Bangladesh, les Émirats arabes unis et l’Égypte.
Selon des responsables sud-africains, plus de 40 pays ont exprimé leur volonté de rejoindre les BRICS. Parmi ces pays, près d’une vingtaine ont fait une demande d’admission officielle.
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