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D’après les données du panéliste NielsenIQ, les surgelés sucrés et les boissons, notamment la bière, ont enregistré un rebond de consommation tandis que les enseignes de proximité ont été davantage fréquentées.
La grande consommation va-t-elle faire grise mine en octobre? Alors que les températures se rafraîchissent et que le XV de France est désormais éliminé de la Coupe du monde de rugby, le secteur a perdu deux leviers qui lui ont assuré un mois de septembre rayonnant. Selon les chiffres du panéliste NielsenIQ, le mois de septembre a été l’un des plus hauts jamais observés en grande distribution sur la dernière décennie. Avec des ventes cumulées de produits de grande consommation frais et en libre-service (PGC-FLS) qui ont atteint au 8 octobre 3,56 milliards unités sur 2023, seul le mois de septembre 2020 a fait mieux avec 3,60 milliards sur la même période. Sur un an, on observe une stabilisation des volumes.
Dans le détail, le top 20 des catégories affichant les plus fortes croissances sur la période allant du 4 septembre au 8 octobre sont des produits « estivaux » tels que les eaux plates natures (+20,5% par rapport à 2022), les boissons gazeuses sans alcool (+14,5%) ou encore les surgelés sucrés (+43,1%). NielsenIQ adopte également une grille de lecture « géographique » pour analyser ce rebond de consommation:
« À observer les départements de France les plus en croissance sur cette période, il est fort probable que les Français ont profité de ces week-ends dignes d’un cœur de l’été pour se mettre au vert quelques jours dans des zones dont on a moins parlé ces dernières années: les départements plutôt situés à l’intérieur des terres et en périphérie des grandes agglomérations ».
Ainsi, les agglomérations dont les hypermarchés, supermarchés et magasins de proximité enregistrent les plus importantes croissances en valeur du 4 septembre au 8 octobre par rapport à 2022 sont Mulhouse (12%), Limoges, Bayonne, Poitiers (11%) ou encore Chambéry, Caen, Amiens et Metz (10%).
Des pics les jours des matchs des Bleus contre les All-Blacks et l’Italie
Selon NielsenIQ, « on ne peut occulter l’apport de certains matchs de cette Coupe du monde de rugby, qui aura logiquement attiré nombre de touristes sur le territoire, et la performance du circuit de proximité urbaine ne peut que conforter ce constat. » Malgré une baisse des ventes de PGC-FLS au sein des supermarchés (-0,8% du 4 septembre au 8 octobre par rapport à 2022), des hypermarchés (-1%) et hard discounters (-1,6%), les enseignes de proximité ont cartonné, qu’elles se situent en zone urbaine (+3,4%) ou en zone rurale (+3,3%). Sur les cinq semaines étudiées, trois samedis ont atteint des performances supérieures à la moyenne d’un samedi classique en 2023 (les 9 et 30 septembre et le 7 octobre). Encore plus significatif, les vendredis 8 septembre et 6 octobre ont généré 5% de ventes de PGC-FLS en plus par rapport à un vendredi moyen en 2023: il s’agissait des jours des deux principales affiches du XV de France dans la poule A à savoir le match d’ouverture contre la Nouvelle-Zélande et la rencontre face à l’Italie.
Evénement festif par excellence, la Coupe du monde de rugby a bénéficié à toutes les villes hôtes de la compétition, notamment en termes de ventes de bière réalisées par les hypermarchés, supermarchés et enseignes de proximité. A Saint-Etienne, leur chiffre d’affaires sur la bière a augmenté de 16,3% entre le 4 septembre et le 8 octobre par rapport à la même période en 2022. La ville stéphanoise est suivie de près par la capitale (+15,9%) puis Toulouse (+14,8%) et Nantes (+14,7%). Les brasseurs peuvent aussi compter sur les établissements de CHR (cafés, hôtels, restaurants) pour écouler leurs litres de bière puisque plus d’une personne sur quatre ayant prévu de regarder le Mondial l’ont fait ou le feront dans ce type d’établissements, les bars (48% des personnes), cafés (40%) et restaurants décontractés (36%) arrivant nettement en tête.
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