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Publié le 7 sept. 2023 à 18:02Mis à jour le 7 sept. 2023 à 18:13
Vont-ils se rencontrer en privé ? Alors que le président des Etats-Unis Joe Biden s’envolait ce jeudi pour le G20 en Inde, où il doit rester jusqu’à dimanche, les spéculations vont bon train sur l’éventualité d’une rencontre bilatérale avec le prince saoudien Mohammed ben Salmane (MBS). Cela pourrait être l’occasion de négocier un accord de défense entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite, en contrepartie de la signature d’un traité de paix historique entre Israël et l’Arabie saoudite.
Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale à la Maison-Blanche, a assuré mercredi qu’aucun tête-à-tête n’était prévu à ce moment, sans vouloir présumer de « la façon dont l’emploi du temps va prendre forme au fil des prochains jours ». Joe Biden a déjà rendu visite à la famille royale en juillet à Jeddah .
En tout cas, le média en ligne Axios a révélé que le conseiller Moyen-Orient de Joe Biden, Brett McGurk, devait se rendre en Arabie saoudite cette semaine pour rencontrer des représentants palestiniens et discuter de leurs intérêts dans le cadre d’un potentiel « méga deal » américano-israélo-saoudien.
Convaincre les sénateurs républicains
Selon le même média, le sénateur républicain de Caroline du Sud Lindsey Graham et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, s’efforcent tous les deux de convaincre l’ex-président de soutenir publiquement l’éventuel accord. Ils font appel à son ego : la tentative de Joe Biden n’est que la continuation de la politique de Donald Trump, qui a obtenu la normalisation des relations entre Israël et les pays du Golfe en 2020 (accords Abraham), plaident-ils.
Cette mobilisation à l’intérieur du camp républicain n’est pas du luxe. En cas de succès des négociations, il va en effet falloir ratisser des voix dans l’opposition sénatoriale pour obtenir une majorité des deux-tiers et approuver cet accord en deux volets. D’autant plus qu’une partie des démocrates ne pardonnent pas à MBS le meurtre de Jamal Kashoggi et boudent un gouvernement israélien extrémiste.
Il y a deux ans, les Etats-Unis ont suspendu d’importants contrats d’armement passés avec l’Arabie saoudite sous Trump. Il s’agit de tourner la page de cette brouille. Mais la négociation avec Riyad est délicate, dans un contexte de fortes tensions entre Israël et la Palestine et sur le prix du pétrole – le Royaume garde le pied sur le frein de la production.
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