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Depuis le Canada, le Premier ministre a jugé lors d’un dîner avec son homologue Justin Trudeau que nos deux pays « parlaient la même langue » celle des « valeurs partagées ».
Arrivé au Canada ce mercredi 10 avril pour une visite de deux jours et demi, le Premier ministre Gabriel Attal a dîné dans la capitale Ottawa avec son homologue Justin Trudeau. Dans une rencontre placée sous le thème de la francophonie, il s’est félicité des « valeurs partagées » par nos deux pays, avant un entretien plus officiel prévu jeudi, lors duquel devrait être abordé le dossier sensible du traité de libre-échange Ceta.
En présence de plusieurs personnalités, comme la chanteuse Cœur de pirate, le chef du gouvernement français a fait allusion à plusieurs menaces dans le monde. D’abord à « ces vents mauvais » qui « veulent remettre en cause, un à un, les progrès et les droits humains ». Puis à « la guerre » qui « frappe à nouveau » et à « certaines puissances » souhaitant « anéantir notre démocratie et notre liberté ». Enfin il a mentionné « le réchauffement climatique ». Lequel « menace jusqu’à notre existence même ».
« Conquête du progrès »
Face à cela, « Canada et France, nous parlons la même langue », s’est réjoui Gabriel Attal, ajoutant: « Pas seulement le Français, mais bien la langue des valeurs partagées ». Avant de lister « la liberté », « le respect du droit », « l’humanisme » ou la « conquête du progrès ». Et d’insister sur ce dernier point:
« À l’heure où beaucoup, par défaitisme et par fatalisme, prône le retour en arrière, nous croyons fermement, résolument, qu’elle n’est pas finie la course du progrès. » Rappelant qu’il s’agit de son « premier déplacement en dehors de l’Union européenne » depuis sa nomination à Matignon, Le Premier ministre a souligné: « Je tenais absolument à ce qu’il ait lieu ici. Nos deux nations se parlent et s’écoutent. »
Un autre entretien ce jeudi
Son discours intervient à quelques mois du 19e sommet de la Francophonie au château de Villers-Cotterêts (nord-est de la France), prévu en octobre. Un événement auquel Justin Trudeau pourrait participer. Avant cela un autre entretien, plus officiel celui-ci, est prévu entre les deux Premiers ministres ce jeudi 11 avril, avant une conférence de presse.
Il y sera sûrement question d’un dossier plus sensible: le Ceta pour Comprehensive Economic and Trade Agreement, ou Accord économique et commercial global, en français. Cet accord de libre-échange entre l’UE est entré en vigueur à titre provisoire à l’échelle européenne le 21 septembre 2017. Dix États européens doivent encore le ratifier. Or, le Sénat français a voté le 21 mars contre ce traité, mettant en péril sa ratification sur fond de crise agricole.
Mercredi soir, selon l’AFP, Justin Trudeau a fait allusion au Ceta vantant le « niveau record » des investissements franco-canadiens qui, grâce à ce traité, « créent des emplois des deux côtés de l’Atlantique ».
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