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Publié le 7 janv. 2024 à 18:01Mis à jour le 7 janv. 2024 à 18:10
Le chef de la diplomatie américain a endossé les habits d’un pompier chargé d’empêcher que la guerre engagée par Israël à Gaza entraîne le Liban dans la fournaise. Pour tenter d’y parvenir, Antony Blinken a entamé durant le week-end une tournée au Moyen-Orient . Sa mission ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices. La tension entre Israël et le Hezbollah libanais, soutenu par l’Iran, menace à tout moment de dégénérer en un véritable conflit militaire, dont le Liban ferait les frais.
« Nous devons nous assurer que le conflit ne se propage pas et faire tout ce qui est possible pour nous assurer que nous n’assisterons pas à une escalade », a affirmé Antony Blinken. Il a répété ce message à toutes les étapes de son périple, qui l’ont amené en Grèce, en Turquie, en Jordanie dimanche, avant qu’il se rende au Qatar, à Abu Dhabi, en Arabie saoudite puis en Israël, pour la cinquième fois depuis le début de la guerre le 7 octobre, et en Cisjordanie, siège de l’Autorité palestinienne, pour achever sa visite en Egypte.
Réplique du Hezbollah
Il y a en effet urgence. Depuis l’assassinat mardi par Israël du numéro deux du Hamas, Saleh al-Arouri , dans un quartier de Beyrouth, bastion du Hezbollah, la situation semble prête à dégénérer à tout moment. Le Hezbollah s’est livré à une « réplique initiale » en bombardant samedi à l’aide d’une soixantaine de roquettes une importante station d’écoute et de radar de l’armée israélienne installée près de la frontière avec le Liban sur le mont Hermon. Deux des trois antennes de cette installation chargée notamment de repérer des tirs de missiles, des drones en provenance du Liban, de Syrie ou d’Irak auraient été endommagées, selon une vidéo du Hezbollah.
En représailles, l’aviation israélienne a étendu son champ d’action en bombardant une base de missiles du Hezbollah au Liban à 35 km au nord de la frontière, soit le site visé le plus éloigné du territoire israélien depuis le début de la guerre. Le chef d’état-major israélien le général Herzi Halevi s’est rendu à la frontière pour s’assurer que les plans d’un éventuel conflit généralisé étaient bien fin prêts.
C’est précisément pour éviter un tel scénario catastrophe qu’Antony Blinken a tenté de convaincre le président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui soutient à fond le Hamas en accusant Israël de se livrer à un « génocide », d’user de son influence pour modérer le Hezbollah. Difficile de savoir s’il a été entendu.
Insécurité en mer Rouge
Parmi les autres sujets qu’Antony Blinken a abordé figurent les attaques contre des cargos en mer Rouge de la milice yéménite des Houthis en signe de solidarité avec le Hamas. Les Etats-Unis ont constitué une coalition internationale pour assurer la liberté de circulation maritime. Mais pratiquement aucun pays du Moyen-Orient n’a accepté officiellement d’en faire partie de crainte d’être accusés de complaisance envers les Etats-Unis présentés comme l’allié inconditionnel d’Israël. Le secrétaire d’Etat a également essayé de convaincre les pays arabes de participer après la guerre au financement de la reconstruction de la bande de Gaza ravagée par trois mois de bombardement. Le montant des dégâts est estimé à plus de 50 milliards de dollars.
Son passage en Israël ne s’annonce pas non plus de tout repos pour lui. Les commentateurs militaires s’attendent à ce qu’ils insistent pour que l’Etat hébreu fasse tout son possible pour ne pas jeter de l’huile sur le feu à propos du Liban. Parmi les autres sujets « sensibles », le secrétaire d’Etat a annoncé qu’il insisterait sur la nécessaire accélération du transfert de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza, où, selon le ministre de la Santé du Hamas, plus de 22.000 Palestiniens ont trouvé la mort. »
« Beaucoup trop de Palestiniens ont été tués, spécialement des enfants », a-t-il déploré. Autrement dit, il serait aussi temps, selon lui, que l’armée israélienne adopte des méthodes pour éviter la poursuite de cette hécatombe. Parmi les autres pommes de discorde, Antony Blinken a souligné auprès de ses différents interlocuteurs « la nécessité d’oeuvrer pour une paix régionale plus large et permanente assurant la sécurité d’Israël et l’établissement d’un Etat palestinien ».
Pour bien faire passer la dernière partie de ce message, le secrétaire d’Etat doit rencontrer Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne. Mais Benyamin Netanyahou ne veut pas entendre parler du moindre Etat palestinien, ni d’une prise de pouvoir dans la bande de Gaza à la place du Hamas de l’Autorité Palestinienne qu’il voue aux gémonies. Les discussions risquent donc d’être pour le moins animées.
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