[ad_1]
Publié le 26 déc. 2023 à 8:04Mis à jour le 26 déc. 2023 à 17:46
Kiev essaye de reprendre la main après des semaines de déboires sur le plan militaire. L’armée de l’air ukrainienne a revendiqué, mercredi matin, avoir mis hors de combat le navire russe de débarquement «Novocherkassk», en Crimée. Trois avions ukrainiens ont tiré des missiles sol-air sur ce bâtiment capable d’emporter une dizaine de chars et 350 soldats. Le navire avait toutefois déjà été endommagé courant 2022, et il n’était pas certain qu’il fut encore opérationnel.
Ce raid confirme que la flotte russe n’est plus en sécurité en Crimée. Sébastopol, la principale base navale russe depuis plus de deux siècles, avait déjà été visée par Kiev. Cette fois-ci, c’est le port de Feodossia, 200 km plus à l’est, qui a été frappé. Moscou s’est contenté de reconnaître qu’un de ses navires avait été « endommagé ».
Riposte
Le Kremlin avait annoncé, la veille, la conquête de la petite ville de Mariinka, près de Donetsk, désertée depuis longtemps par ses 9.000 habitants et désormais détruite. Il accentue la pression sur la ville d’Avdiivka, tenue depuis 2014 par les forces ukrainiennes.
Vladimir Poutine a déclaré que le contrôle de cette ville permettrait aux forces russes d’éloigner les unités de combat ennemies de Donetsk. « Nos troupes ont [désormais] la possibilité d’atteindre une zone opérationnelle plus large », a-t-il dit lors d’un échange avec le ministre russe de la Défense, Serguei Choïgou.
Si la contre-offensive terrestre ukrainienne, lancée en juin dernier, a échoué, Kiev a dans l’ensemble gagné la bataille de la mer Noire : la menace de ses raids a incité les navires russes à ne plus quitter leur port d’attache en Crimée voire, pour certains, à chercher un abri plus sûr dans le port russe de Novorossïïsk. Un couloir maritime pour exporter les céréales ukrainiennes a ainsi été rouvert, malgré les menaces russes de viser les cargos.
Durcissement des peines
Par ailleurs, le gouvernement ukrainien a présenté, mercredi après-midi, un projet de loi au Parlement sur la mobilisation de nouveaux soldats. Le projet, qui fera l’objet d’un vote dans l’hémicycle le 10 janvier, vise à réduire l’âge de conscription des jeunes gens sans expérience militaire à 25 ans au lieu de 27. Il prévoit aussi un « entraînement militaire de base » pour tous les citoyens de moins de 25 ans et un durcissement des peines pour ceux qui essaient d’échapper à la mobilisation.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a sur son bureau depuis juin un projet de mobilisation dont l’adoption a été retardée par des dissensions avec la hiérarchie militaire. Le chef de l’Etat affirmait que l’état-major réclamait la mobilisation de 500.000 soldats au vu du nombre de ceux déjà mis hors de combat, mais qu’il attendait des propositions de l’armée sur les rotations d’effectifs.
Le chef d’état-major, le général Valeri Zaloujny, avait démenti le chiffre de 500.000 soldats à mobiliser et jugé que le flux de mobilisation était trop lent. Les pertes de soldats ukrainiens sont, comme en Russie, un secret d’Etat : elles seraient d’environ 135.000 hommes, dont le quart tué au combat. Les pertes russes seraient trois fois supérieures.
[ad_2]
Source link