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La réforme des carrières et des rémunérations des fonctionnaires avait déjà vu son calendrier bousculé par la réforme des retraites. Cette page tournée, elle devait être menée tambour battant début 2024. Des rendez-vous entre le ministre de la fonction publique et les fédérations de fonctionnaires avaient été programmés en janvier qui devaient être suivis d’une présentation d’un projet de loi en Conseil des ministres en février.
Le remaniement ministériel a bloqué le processus. Stanislas Guerini n’était pas dans les premières annonces mais a obtenu de rester aux commandes d’un ministère de plein exercice lors de la deuxième série de nominations gouvernementales. Il a repris langue dès cette semaine en recevant un à un les syndicats de fonctionnaires.
Sujet socialement sensible
Il leur a annoncé que la réforme des rémunérations et des carrières, sujet socialement très sensible, était de nouveau décalée de plusieurs mois. Elle est désormais inscrite au programme du second semestre, après les élections européennes et les Jeux Olympiques.
Un nouveau thème est venu s’ajouter à l’agenda du premier semestre : celui de la semaine de travail en 4 jours. Quand il était à Bercy, Gabriel Attal avait déjà le sujet en ligne de mire. Dans son discours de politique générale , le successeur d’Elisabeth Borne à Matignon a repris l’idée. « Comme Premier ministre, je demande à l’ensemble de mes ministres d’expérimenter cette solution dans leurs administrations centrales et déconcentrées », a-t-il annoncé.
Expérimentation
C’est à Stanislas Guerini d’arrêter les modalités de cette expérimentation, « sur la base du volontariat des agents ». Une expérimentation à laquelle seront associés des collectivités et des hôpitaux ainsi que des experts et chercheurs de l’Ademe, l’Anact et l’Anap, précise-t-on au ministère de la Fonction publique, citant trois exigences : pas de dégradation du service public, critères collectifs et respect des 35 heures.
Le sujet figure au programme des entretiens de Stanislas Guerini avec les syndicats. « Fixons un cadre commun comme on l’a fait sur le télétravail, la mise en oeuvre concrète étant renvoyée à une négociation sur le terrain », propose Mylène Jacquot, la secrétaire générale de la CFDT-fonction publique. « Il y a un intérêt partagé à ce que cet enjeu soit intégré à l’agenda social autour des conditions et de l’environnement de travail », constate-t-on dans l’entourage de Stanislas Guerini.
Des mesures de pouvoir d’achat au plus vite
Du côté des syndicats, on entend bien aussi obtenir des mesures de pouvoir d’achat au plus vite. « On veut tous discuter salaires », et vite, insiste Christian Grolier, le secrétaire général de la Fédération générale des fonctionnaires FO, qui craint que le gouvernement prenne que des mesures catégorielles.
Très inquiet sur les propos du président de la République sur l’instauration d’une rémunération au mérite, il pointe une inflation de 12 % sur 2022-2023 pour une revalorisation du point de 5 %. L’ensemble des syndicats de la fonction publique a prévu de mobiliser les agents le 19 mars.
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