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Publié le 3 sept. 2023 à 13:22
A Berlin, Olaf Scholz a sifflé la fin de la partie. Alors que le groupe parlementaire libéral avait appelé jeudi à arrêter le démantèlement des trois dernières centrales, le chancelier allemand s’est clairement prononcé contre cette idée.
« L’énergie nucléaire est « un cheval mort » en Allemagne », a-t-il indiqué dans un entretien à la radio publique allemande, autrement dit, c’est une question qui n’a plus de sens.
« L’énergie nucléaire, c’est terminé. Elle n’est plus utilisée en Allemagne. Sa sortie est inscrite dans la loi », a expliqué le dirigeant.
Avec la déconnexion du réseau, les travaux de démantèlement ont commencé et « celui qui voudrait construire de nouvelles centrales nucléaires aurait besoin de 15 ans pour le faire et devrait dépenser de 15 à 20 milliards par unité », a ajouté Olaf Scholz.
Conserver une option
Voilà huit jours, le patron de la droite allemande, Friedrich Merz avait appelé à un maintien des trois centrales déconnectées en avril, indiquant qu’il les remettrait en route, en cas de retour au pouvoir en 2025.
Alliés aux Verts et aux sociaux-démocrates au sein de la coalition, les députés libéraux avaient également demandé à garder les centrales en l’état, afin « de conserver au moins cette option » alors que les prix de l’énergie sont élevés.
« Avec l’arrêt des trois dernières centrales nucléaires, nous avons renoncé à 30 térawattheures d’électricité climatiquement neutre par an », avait déclaré le patron des députés libéraux, Christian Dürr, au quotidien « Tagesspiegel ».
Une centrale ne se pilote pas comme un vélo
Dans les faits, une centrale nucléaire ne se pilote pas comme un vélo. Les préparatifs des démantèlements sont déjà lancés et un redémarrage nécessiterait une révision complète, des barres de combustibles et une majorité au parlement pour modifier la loi sur le nucléaire.
Sur le plan politique en revanche, agiter cette idée à quelques mois des élections en Bavière et en Hesse a du sens. Cela permet aux libéraux de se distinguer des autres acteurs de la coalition alors qu’une des trois centrales est située en Bavière et que les sondages sont au plus bas pour les trois partis au pouvoir.
Le tout quitte à conforter une réputation de bazar perpétuel, à peine 24 heures après un séminaire censé serrer les rangs.
Pas de subventions sur l’électricité
Dans son entretien à la radio allemande, Olaf Scholz est également sorti du bois sur l’idée d’un prix subventionné de l’électricité pour les industriels électro-intensifs. Une question qui divise la coalition (les Verts et les députés SPD sont pour et les libéraux contre) comme les dirigeants d’entreprises.
Le chancelier s’est montré très sceptique sur ce sujet, jugeant qu’il est plus simple « de savoir à qui on doit donner de l’argent » que « de savoir d’où il doit provenir ».
Plutôt que de subventionner le prix de l’électricité de certains industriels par les contribuables, les autres industriels ou par de la dette, Olaf Scholz préfère « faire en sorte que l’Allemagne ait une production d’énergie structurellement bon marché », en développant les énergies renouvelables à un rythme « qui n’était pas le nôtre jusqu’à présent ».
Un nouveau « tempo allemand »
Une référence au « nouveau tempo allemand », mis en oeuvre en lors de la construction ultrarapide de plusieurs terminaux de gaz naturel liquéfié pour passer l’hiver 2022-2023.
Un rythme encore loin d’être général. Selon la Chambre de commerce et d’industrie allemande, les trois-quarts des nouvelles lignes haute tension nécessaires au virage énergétique attendent toujours leurs permis.
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