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Le secteur viticole fait face à une succession de crises multifactorielles, géopolitiques, climatiques, économiques et aujourd’hui inflationnistes.
La filière du vin doit faire preuve de « réalisme » et « adapter son potentiel de production » en réduisant les surfaces de vigne, ont estimé mercredi les responsables de deux organisations du secteur à l’occasion de la présentation d’un plan stratégique visant à préserver l’avenir du vin en France.
Une réduction des surfaces nécessaires
« On ne va pas continuer de produire pour distiller », c’est-à-dire utiliser des aides publiques pour détruire la production excédentaire, a souligné Samuel Montgermont, président de Vin et Société, une structure de promotion et défense de la filière.
Diminuer les surfaces est « nécessaire », a abondé Bernard Farges, président du Comité national des interprofessions des vins à appellation d’origine et à indication géographique (Cniv).
Il faudrait à ses yeux « probablement sortir assez rapidement de la production autour de 100.000 hectares » sur les 750.000 hectares de vignobles que compte la France. La filière travaille actuellement pour « trouver les outils » pouvant financer cette réduction des surfaces, notamment au niveau européen, a indiqué Bernard Farges.
Quels que soient les outils utilisés et les surfaces concernées, ce « recalibrage doit être volontaire, pas dirigiste », a affirmé Samuel Montgermont en reconnaissant que cela va « imposer des décisions douloureuses ».
« Des solutions pour amortir les chocs »
Les deux responsables détaillaient à la presse un plan stratégique visant à revitaliser la filière du vin, soutenu par neuf organisations professionnelles et dévoilé dans ses grandes lignes le 7 décembre.
« Il faut trouver des solutions pour amortir les chocs », a justifié Samuel Montgermont. La consommation moyenne par habitant a d’une part chuté de 70% en 60 ans et pourrait encore baisser de 20% sur les dix prochaines années, selon les estimations du Cniv. Les vignerons et négociants ont parallèlement fait face coup sur coup à plusieurs aléas, notamment des épisodes climatiques défavorables, le Covid et l’inflation.
« On a réussi à trouver une union sacrée autour d’un plan de filière », qui doit être affiné dans des groupes de travail puis présenté au gouvernement dans les mois à venir pour les éventuelles aides demandées, a détaillé Samuel Montgermont.
Outre l’adaptation du potentiel de production, la filière a dégagé trois axes supplémentaires: « de l’ambition » avec la redynamisation des exportations, « de la modernité » avec la nécessité de capter des nouveaux publics et « de la fierté » avec notamment la volonté de développer le tourisme et les activités autour du vin.
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