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(BFM Bourse) – L’établissement américain est passé de « sous-pondérer » à « pondération en ligne » sur la structure cotée de Crédit Agricole mais voit encore davantage de potentiel Société Générale.
Les banques françaises restent un secteur relativement mal aimé en Bourse, avec une importante décote par rapport à leurs consœurs américaines. BNP Paribas et Crédit Agricole SA s’échangent environ 6 fois les bénéfices attendus sur douze mois, contre 10 à 12 fois pour JPMorgan, Citi et Bank of America, et même 16 pour Morgan Stanley.
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La saison des résultats s’apprête d’ailleurs à prendre son envol pour les trois grands groupes cotés sur le CAC 40, BNP Paribas publiant le 1er févier, Société Générale et Crédit Agricole SA la semaine suivante (les 8 et 9 février respectivement).
En amont de ce grand bal, Morgan Stanley a passé au crible les établissements tricolores (ainsi que les banques néerlandaises et belges) dans une note sectorielle. La société américaine estime que les revenus nets d’intérêts devraient avoir progressé de 2% sur un an dans la banque de détail en France au quatrième trimestre, et estime que les commentaires des directions sur la résilience de ces revenus pour 2024 et 2025 seront « clés ».
Au passage, Morgan Stanley a rehaussé son opinion sur Crédit Agricole SA, passant de « sous-pondérer » à « pondération en ligne », ce qui revient à passer de « vendre » à « neutre ». Ce mouvement provoque une petite hausse de l’action Crédit Agricole SA qui s’adjuge 1,3% vers 15h40, signant quand même la troisième plus forte hausse du CAC 40.
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Une bonne dynamique qui se poursuivrait
Crédit Agricole SA a publié de bons résultats l’année dernière et Morgan Stanley estime que cette dynamique va se poursuivre en 2024, grâce sa structure d’activité qui est la plus diversifiée en Europe, puisque seulement 35% de l’activité provient des revenus nets d’intérêt dans la banque.
Morgan Stanley note aussi que le marché s’est inquiété d’une potentielle dégradation du coefficient d’exploitation (qui rapporte les charges au produit net bancaire et constitue pour simplifier un ratio coût/revenu), redoutant qu’il s’approche de 58%, contre 53,4% sur les neuf premiers mois de 2023. Ce que l’établissement juge irréaliste: Morgan Stanley table sur 54,5% en 2023 puis 54,8% en 2024.
Autre sujet de débat: le ratio de capital CET 1 (« common equity tier one »), c’est-à-dire les fonds propres divisés par l’encours pondéré des risques, de Crédit Agricole SA demeure relativement bas face aux autres banques européennes, à 11,7%, contre 13,7% en moyenne, admet Morgan Stanley.
Mais l’établissement américain rappelle que la direction de la banque compte simplement dépasser 11% sur l’ensemble de la durée de son plan stratégique de moyen terme et souligne que les nouvelles normes prudentielles (Bâle IV) auront un impact (en 2025 selon le groupe français) neutre voire positif sur ce ratio de capital.
« Nous pensons que cela pourrait inciter Crédit Agricole SA à verser un dividende de 60% (du bénéfice net, contre 50% annoncé par la société lors de sa journée investisseurs 2022, NDLR) ou, sinon, à poursuivre des acquisitions ‘bolt-ons’ (de petites tailles) plus relutives ce qu’elle a déclaré être une possibilité (et avec un solide bilan jusqu’à présent) », développe Morgan Stanley.
« Cela dit, un rendement de 9% attendu en 2024 sur un taux de distribution plus élevé de 60% resterait bien en dessous de la moyenne du secteur, qui est de 11 % (en ajoutant dividendes et rachat d’actions) », pointe Morgan Stanley.
Société Générale vraiment peu cher
L’établissement américain continue toutefois de préférer Société Générale, sur laquelle il a une recommandation à « surpondérer », équivalent d’acheter. La banque de La Défense a souffert l’an passé, à la suite notamment d’un plan stratégique mal reçu par le marché et qui a déçu sur les prévisions de revenus.
Si la dynamique de résultats s’avère encore faible, Morgan Stanley pointe la faible valorisation de la banque, Société Générale ne s’échangeant que 0,35 fois la valeur de son actif net tangible (une mesure de son bilan, pour simplifier) attendue en 2024. A titre de comparaison, ce ratio se situe à 0,85 pour Crédit Agricole SA et 0,65 pour BNP Paribas.
A ce niveau de valorisation, le marché intègre « à perpétuité » une rentabilité des capitaux propres (mesurée par le ROTE, le retour sur fonds propres tangibles) basse alors que Morgan Stanley voit le ROTE progresser de jusqu’à 9% d’ici à 2026. De plus, l’établissement souligne que des cessions d’actifs de la part de Société Générale pourraient accélérer une amélioration de ses multiples boursiers.
Quant à BNP Paribas, Morgan Stanley a un conseil à « pondération en ligne », l’équivalent de « neutre ». La valorisation n’apparaît pas vraiment exigeante et le bénéfice par action de la banque de la rue d’Antin pourrait progresser plus fortement que l’ensemble du secteur dans les prochaines années. Mais, en face, Morgan Stanley pointe que le rendement des dividendes et des rachats d’action, attendu à 9% en 2024, s’avèrent inférieur à la moyenne du secteur (11%) tout comme le ratio de capital (attendu à 13% d’ici à 2026, contre 13,5% pour le secteur) et s’avère moins optimiste que le consensus sur la progression des revenus de BNP Paribas.
Julien Marion – ©2024 BFM Bourse
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