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(BFM Bourse) – L’inflation est au coeur des préoccupations des ménages. Plusieurs acteurs de la distribution cotés en Bourse ont d’ailleurs récemment averti sur leurs résultats en raison de la crise de la consommation. Mais pour autant, quelques sociétés parviennent à tirer leur épingle du jeu.
Les pressions sur le pouvoir d’achat baissent petit à petit, avec une inflation en France qui est retombée à 3,4% sur un an au mois de novembre. Pour autant, les consommateurs français ne ressentent pas cette amélioration dans leur portefeuille et réduisent leurs achats de produits non-essentiels. Leur confiance est d’ailleurs au plus bas.
Et à l’aube des fêtes de fin d’année, l’équipe de recherche de TP ICAP Midcap s’est penchée sur le comportement des consommateurs et donne quelques pistes d’investissement pour aborder cette période cruciale pour les acteurs de la distribution.
Un consommateur versatile
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TP ICAP Midcap dépeint tout d’abord un portrait du consommateur « versatile », dont le changement des habitudes d’achat a été mis en évidence par le contexte d’inflation. Le bureau d’études constate en effet des « paradoxes étonnants ». Si la consommation alimentaire a par exemple nettement reculé en 2023 avec une baisse de 8,5%, les ménages consomment moins chez eux mais toujours plus hors domicile ou à domicile mais s’étant fait livrer des repas provenant de restaurants près de leur domicile, explique-t-il.
Dans le même temps, les dépenses touristiques des ménages « n’ont jamais été aussi importantes », relève TP ICAP Midcap qui cite les chiffres de l’Insee qui indiquent une hausse de la fréquentation estivale en 2023, de 3,3% par rapport à 2019 et de +0,2% par rapport à 2022.
Et dans un même univers de consommation, les fortunes peuvent être diverses, poursuit TP ICAP Midcap. « Dans le meuble par exemple, Maisons du monde a souffert très nettement alors que des acteurs comme Vente-Unique.com ou Westwing ont relevé leurs objectifs en fin d’année. Dans le prêt à porter, Inditex (le propriétaire de Zara, NDLR) affiche de belles performances alors que Zalando ou encore Boohoo ont montré des difficultés », rappelle TP ICAP Midcap.
« Il est ainsi difficile de dégager des tendances d’un secteur qui surperformerait les autres, tant la volatilité des consommateurs est forte », abonde le bureau d’études.
Et dans ce contexte, il est aussi donc difficile « d’anticiper le comportement des consommateurs sur cette fin d’année », rappelle TP ICAP Midcap, qui ajoute tout de même que son équipe a pu mettre en avant certains éléments.
Quelles sociétés mettre dans son panier d’actions?
Pour se démarquer, certains acteurs de la distribution ont en effet fait le pari d’intégrer une marketplace à leur modèle. Rappelons qu’une marketplace ou place de marché dans la langue de Molière, est un intermédiaire entre les acheteurs et les vendeurs à travers une plateforme de e-commerce qui se rémunère en prélevant une commission sur chaque transaction effectuée.
« Face aux besoins changeants des consommateurs qui exigent une variété de produits, des tarifs avantageux et des options de livraison pratiques, les marketplaces ont su répondre favorablement à ces enjeux et bénéficient d’une popularité auprès des consommateurs », explique TP ICAP Midcap.
Pour autant, la marketplace n’est pas la panacée prévient le bureau d’études. Des effets pervers pourraient rapidement apparaître, poursuit-il et impliquent une « perte de l’image de marque, insatisfaction clients et cannibalisation », qui sont donc « autant de facteurs à surveiller ».
Alors, il est « difficile de faire émerger des dossiers dans cet environnement compliqué mais nous pensons tout de même que certains titres méritent meilleure fortune en Bourse », rappelle TP ICAP Midcap. Ce dernier observe la poursuite de « très bonnes tendances » sur deux dossiers en particulier.
La préférence du bureau d’études va pour Vente-unique qui « navigue » à contre-courant de la tendance depuis le deuxième trimestre civil. Le bureau d’études fait cette précision car le spécialiste de la vente en ligne de mobilier évolue sur un exercice décalé clos fin septembre.
Entre juillet et septembre – une période qui correspond au quatrième trimestre pour Vente-unique – le groupe a en effet dévoilé un chiffre d’affaires en croissance de 20,4% à 43,34 millions d’euros. Cette performance s’explique par la croissance à deux chiffres du segment e-commerce (+17,0%), qui lui-même a bénéficié des commissions de la place de marché en France mais surtout à l’international.
« Dans un contexte où les dépenses discrétionnaires sont très fortement réduites, Vente-unique semble continuer d’attirer de nouveaux clients, sans doute grâce à la mise en place de sa marketplace », avance TP ICAP Midcap. « Avec une offre prix attractive, le groupe a su attirer les consommateurs qui surveillent leur porte-monnaie, à l’image d’un Ikea dont les chiffres en France sont bien orientés », ajoute le bureau d’études.
Mieux encore, la société anticipe un bon début d’année 2023-2024, à savoir une croissance à deux chiffres (supérieure à 10%) à l’issue de son premier trimestre, soit de la période couvrant octobre à décembre 2023.
Le bureau d’études cite également Carrefour, qui se présente « comme défensif dans le contexte inflationniste actuel ». Le distributeur a publié un chiffre d’affaires en nette progression au troisième trimestre en dépit des craintes sur le pouvoir d’achat des ménages.
Mais Carrefour dispose de leviers pour soutenir sa dynamique commerciale dans ce contexte, dont sa marque distributeur, qui apportent des bénéfices « en termes de différenciation et de fidélisation et constituent des outils clés pour améliorer l’image de la marque et du prix », expliquait de son côté HSBC début octobre.
Pour TP ICAP Midcap, le groupe reste de son point de vue, « un top pick (le meilleur choix, NDLR) du secteur au regard de la faible exposition de son chiffre d’affaires sur le “non alimentaire” (15% du chiffre d’affaires) en comparaison avec ses comparables américains beaucoup plus exposés sur ce segment qui décroit depuis l’accélération de l’inflation (-5.6% en France sur le non-alimentaire en octobre) ».
Des idées complémentaires
L’intermédiaire financier se penche également sur les valorisations de certains acteurs qui pourraient « également aiguiser l’appétit de certains prédateurs » et cite en priorité Fnac Darty.
« Avec un ratio sur bénéfices 2024 à 7x et un FCF yield (rendement des flux de trésorerie libres, NDLR) de plus de 30% (sur la base des estimations du consensus Factset, cité par le bureau d’études), le groupe français semble être une cible de choix. Le spécialiste des produits culturels est un acteur de référence sur le e-commerce français », explique TP ICAP Midcap, qui avance plusieurs options sur la table pour l’avenir de Fnac Darty, à savoir un retrait de cote, ou bien un rachat d’un acteur global ou de Daniel Kretinsky.
« A court terme, nous restons prudents sur le dossier justifiant notre recommandation à conserver. Mais nous n’excluons pas de bonnes surprises en cas de reprise de consommation pour le Black Friday », ajoute TP ICAP Midcap.
Pour finir, le bureau d’études avance une idée d’investissement à l’attention des personnes frileuses à l’idée de s’exposer directement au secteur de la distribution. Il cite le groupe ID Logistics, qui est un spécialiste de la logistique « contractuelle » (le groupe gère la chaîne logistique de ses clients, tels que des acteurs dans l’e-commerce, l’agro-alimentaire ou le bricolage).
« En effet, nous considérons que le spécialiste de la logistique contractuelle devrait poursuivre un rythme de croissance soutenue, gardant un profil défensif ( supérieur 50% du chiffre d’affaires sur des produits de grande consommation) et une exposition géographique diversifiée lui permettant de limiter son risque pays. De plus, le potentiel aux Etats-Unis nous semble important avec des synergies qui commencent à se faire sentir suite à l’acquisition de Kane Logistics », conclut le bureau d’études.
Le groupe a d’ailleurs rejoint le SBF 120, soit l’antichambre du CAC 40 quelques jours avant l’été et a remplacé le nordiste OVH. L’opérateur Euronext a tenu a récompenser le parcours boursier impressionnant du groupe basé à Orgon. Cotant actuellement près de 290 euros, ID Logistics a vu sa valeur boursière plus que décupler depuis son introduction en Bourse en 2012 à un prix de 21 euros par action.
Sabrina Sadgui – ©2023 BFM Bourse
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