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La semaine passée aura été très nerveuse sur le CAC 40, non pas que l’indice phare national ait perdu beaucoup de points – une cinquantaine tout au plus -, mais sur quatre séances sur cinq, la clôture s’est faire sous l’ouverture. La semaine aura été marquée par la confirmation d’un regain d’inflation significatif outre Atlantique et l’issue du Conseil des Gouverneurs de la Fed, laissant augurer un possible début de baisse des taux en juin, tout en laissant espacées les futures baisses.
Le marché aborde la présente semaine sous le signe d’une prudence légitime, alors que les tensions géopolitiques entre Israël et l’Iran sont exacerbées. Après dix jours de montée en tension, l’Iran a lancé une attaque massive à l’aide de drones et de missiles contre Israël dans la nuit de ce samedi 13 au dimanche 14 avril. La communauté internationale tente de coordonner ses efforts diplomatiques pour encourager la désescalade, et éviter l’embrasement au Moyen Orient.
Pour rappel concernant la problématique de l’inflation américaine, les prix de détail sont ressortis au-dessus des attentes, à +0,4% en données mensuelles, hors alimentation et énergie. En rythme annuel, dans l’assiette de produits la plus large, les prix progressent de 3,5%, ce qui représente une franche accélération de l’inflation par rapport à février (+3,2%).
Et concernant la politique monétaire européenne jeudi, sans surprise, la BCE a maintenu ses taux directeurs, pour la 5e fois d’affilée. Mais la prise de parole de sa présidente Christine Lagarde a donné quelques indications sur les intentions futures de l’institution européenne. La BCE confirme le reflux continu et progressif de l’inflation et souligne que « la plupart des mesures de l’inflation sous-jacente » diminuent et que « la hausse des salaires se tasse progressivement »… Elle prépare donc progressivement les marchés vers une première baisse des taux d’intérêt en juin, si la trajectoire d’inflation était toujours orientée vers sa cible des 2%.
Au chapitre macroéconomique vendredi, peu de chose à se mettre sous la dent hormis les données préliminaires de l’indice de confiance du consommateur américain (U-Mich), ressorti sous les attentes à 77.9.
Côté valeurs, le très volatil secteur de l’équipement automobile a amplifié, par effet Bêta, la baisse du marché, à l’image de ses principaux représentants sur la cote, Plastic Omnium (-1,89%), Forvia (-2,00%), et Valeo (-2,76%). Air France (-4,46%) était pénalisé par la progression continue des cours du brut, à l’inverse de TotalEnergies (+2,05%) Progression qui ne risque pas de s’atténuer avec les récents développements au Moyen Orient. Société Générale a trôné en tête du CAC 40 (+2,10%) après avoir annoncé un deuxième projet de cession en 24h, avec la vente de deux filiales au Maroc pour un montant de 745 millions d’euros.
De l’autre côté de l’Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé la séance de vendredi dans le rouge à l’image du Dow Jones (-1,24%) et du Nasdaq Composite (-1,62%). Le S&P500, baromètre de référence de l’appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a perdu 1,46%.
Un point sur les autres classes d’actifs à risque: vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,0660$. Le baril de WTI, l’un des baromètres de l’appétit pour le risque sur les marchés financiers, s’échangeait autour de 84,80$.
A l’agenda ce lundi, à suivre en priorité les ventes de détail aux Etats-Unis ainsi que l’indice Empire State à 14h30.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
Grâce aux volumes sur franchissement, à l’extension haussière depuis mardi et à la fédération sectorielle, nous pouvons basculer les 8 000 points psychologiques en support, contre lequel à terme, un pullback (rejet graphique de confirmation) n’est pas exclu.
L’heure est dans l’immédiat à la respiration des cours. L’indice CAC a tracé, au contact de la bande de Bollinger supérieure, deux bougies où les points bas, le niveau d’ouverture et celui de clôture se confondent. Et ce avant d’entamer une lente décrue vers la partie basse d’un canal ascendant (en noir) sur le graphique journalier.
La séance de mardi 02 avril, par les volumes, la longueur du corps rouge de la bougie correspondante, a renforcé les 8 220 points comme niveau difficile à franchir.
A noter que sous les 8 000 points se trouve un gap (22 février), dont le pouvoir d’attraction pourrait être amené à être testé.
Dans l’immédiat, l’indice a eu la force de combler intégralement, et très rapidement, le gap baissier de vendredi, fossé de cotation qui n’apparait désormais plus comme une cicatrice. Mais la nervosité reste palpable, avec notamment quatre bougies au corps rouge sur cinq lors de la semaine du 08 avril.
PREVISION
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnées, notre avis est négatif sur l’indice CAC 40 à court terme.
Ce scénario baissier est valable tant que l’indice CAC 40 cote en dessous de la résistance à 8120.00 points.
Graphique en données horaires

Graphique en données quotidiennes

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