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(BFM Bourse) – La Bourse de Paris a enchaîné cinq séances dans le rouge cette semaine, plombé par des indicateurs économiques décevants et le discours restrictifs du coté de la Fed.
C’est clairement une semaine à oublier pour le CAC 40. L’indice parisien a enchaîné cinq séances dans le rouge depuis lundi. Ce vendredi le CAC 40 a encore perdu 0,55% à 7163,42 points. Sur l’ensemble de la semaine le grand baromètre de la Bourse de Paris a perdu 3,05%, son plus fort repli hebdomadaire depuis la semaine s’étant achevée le 17 mars (-4,09%), lors de la mini-crise qui avait alors secoué l’ensemble du secteur bancaire.
« La semaine qui vient de s’écouler a été atroce pour les actions », constate Edward Moya d’Oanda.
Le marché a été plombé cette semaine par l’absence d’annonces de mesures de relance de la part du gouvernement chinois ainsi que par le discours jugé restrictif de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed). Le banquier central s’est exprimé mercredi et jeudi devant des commissions des deux chambres du Congrès américain, et a confirmé que des hausses de taux étaient en vue. « Jeudi il a eu un discours un peu plus agressif, expliquant que l’inflation avait certes baissé, mais que cette baisse était davantage liée à l’énergie et moins à la politique monétaire, qui donc doit encore produire ses effets », explique Alexandre Baradez, chef de l’analyse des marchés pour IG France.
La Banque d’Angleterre a elle relevé ses taux directeurs d’une ampleur plus forte qu’anticipé par le marché, avec une hausse de 50 points de base (0,5%) jeudi.
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Chute de l’activité des services en France en juin
Ce vendredi, des indices PMI décevants ont pesé sur la tendance. Les indices PMI de juin, qui mesurent l’activité du secteur privé, ont été inférieurs aux attentes pour la zone euro. L’indice composite s’est inscrit à 50,3 en juin contre 52,8 pour le mois précédent, un chiffre inférieur aux attentes, souligne Capital Economics. Le niveau de 50 marque la frontière entre une contraction et une expansion de l’activité.
« La grosse surprise vient du décrochage de l’indice PMI services de la France qui passe de 52,5 en mai à 48 en juin, alors que ce secteur était jusque-là résilient, ce qui commence à montrer le mordant de la politique monétaire de la Banque centrale européenne », explique Alexandre Baradez.
Aux Etats-Unis, l’indice PMI composite est retombé à 53 au moins de juin, marquant également un ralentissement par rapport au mois de mai (54,3).
Au-delà des PMI, « les dernières données ont aggravé les craintes d’une récession potentielle, ce qui a encore réduit l’appétit pour le risque », explique Deutsche Bank, citant la hausse des inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis, ainsi que la chute de l’indice manufacturier de la Fed de Kansas City. « Les investisseurs se sont donc retrouvés avec une multitude de mauvaises nouvelles à digérer, sans aucun signe de catalyseur positif à court terme », poursuit la banque allemande.
Supplice boursier pour SES-imagotag
Du côté des valeurs, SES-imagotag a plongé (-58,3%) après les accusations d’irrégularités comptables de Gotham City Research, un fonds qui parie sur la baisse du titre. La société a répondu jeudi soir, assurant que le rapport du fonds comportait des « inexactitudes grossières », se réservant le droit d’ester en justice.
La séance a été dure pour les compagnies aériennes, Air France-KLM chutant de 5,6%, easyJet de 4,7% et IAG de 3,4% à Londres, Lufthansa de 2,7% à Francfort et Ryanair de 2,5% à Dublin. Interrogés, plusieurs analystes n’ont pas vu d’information sur le secteur qui puissent expliquer ces dégagements. L’un d’entre eux évoque toutefois la détérioration de la conjoncture et de la macroéconomie pouvant expliquer des prises de bénéfices sur un secteur qui se comporte bien depuis le début de l’année (+35% pour l’indice Stoxx Europe Total Market Airlines).
A noter le gadin à Francfort de Siemens Energy (-37%) qui a dû abandonner son objectif de rentabilité pour 2023 en raison de problèmes de qualité sur des composants d’éoliennes chez sa filiale espagnole Siemens Gamesa.
Sur les autres marchés, l’euro perd 0,6% vers 17h50 face au dollar, à 1,0887 dollar, miné par les indices PMI en zone euro. Les cours du pétrole reculent. Le contrat d’août sur le Brent de mer du Nord abandonne 0,8% à 73,62 dollars le baril, tandis que celui de même échéance sur le WTI coté à New York cède 0,89% à 68,92 dollars le baril.
Julien Marion – ©2023 BFM Bourse
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