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Si la position un peu plus « centriste » adoptée par J Powell en fin de semaine passée a pesé sur les marché sur fond de hausse des rendements des obligations souveraines fédérales, la publication ce mercredi de chiffres d’inflation plutôt encourageant en Zone Euro aura permis au CAC 40 de stopper net le début d’hémorragie de la veille.
Le patron de la Fed a été forcé de mettre un bémol à son discours dovish après une batterie de statistiques montrant un échauffement supérieure aux attentes de l’économie américaine, la semaine passée.
« Les chiffres du PCE aux Etats-Unis en février sont apparus plus ou moins en ligne avec les attentes. Toutefois, l’augmentation du PCE sous-jacent à trois mois annualisés de 3,5% (contre 2,6% en janvier) pourrait donner à la Fed matière à réflexion » constate César Perez Ruiz, Responsable des investissements et CIO chez Pictet Wealth Management.
« En outre, la remontée des marchés et la reprise des fusions-acquisitions (voir ci-dessous) suggèrent des conditions de financement pas si mauvaises malgré les relèvements de taux successifs. Alors que le gouverneur de la Fed Christopher Waller a déclaré qu’il ne voyait «aucune urgence» à baisser les taux, des questions continueront de se poser quant au calendrier et à l’ampleur de l’assouplissement monétaire aux Etats-Unis dans les mois à venir. »
Le président de la Fed d’Atlanta, Raphael Bostic, a estimé ce mercredi que la persistance de l’inflation risquait de contraindre la banque centrale américaine à ne baisser ses taux qu’en fin d’année.
En attendant, le curseur est positionné vers davantage de prudence à mesure que les attentes des investisseurs en matière de baisse des taux se font pressantes. Les probabilités de baisse des taux fédéraux, bien qu’encore majoritaires, ont nettement reflué, à 58.7% au sens de l’outil FedWatch du CME.
Clef essentielle, « le marché de l’emploi reste solide et peu propice à une modération significative des salaires. Ceux-ci se ont toutefois limité récemment leur progression, autour de 4%. Cette variable reste fondamentale aux yeux de la Réserve Fédérale qui cherche à prévenir une inflation par les salaires, plus difficile à juguler », pour Emmanuel Auboyneau, Gérant associé Amplegest. Le rapport NFP, qui sera publié en fin de semaine, sera porteur d’un enseignement précieux. En attendant, l’enquête du cabinet privé ADP a mis en évidence la création de 184 000 postes dans le secteur privé en mars, soit davantage que les 150 000 anticipés par le consensus et les 155 000 postes créés en février.
De ce côté-ci de l’Atlantique, le sentiment est bien différent. A se demander si la BCE ne pourrait pas envisager d’amorcer la décrue des taux directeurs avant son homologue américaine. L’inflation poursuit son ralentissement, au-delà même des attentes. des toutes premières estimations des prix à la consommation en Zone Euro. Hors éléments volatils (alimentation, énergie, alcool et tabac), les prix ont progressé en mars en rythme annualisé de 2.9% contre 3.0% attendu et un mois de février à 3.1%.
Côté valeurs,Nexity a gagné 4,3% après avoir finalisé la cession de ses activités d’administration de biens pour un montant de 440 millions d’euros auprès du fonds Bridgepoint. Au sein des petites et moyennes capitalisations, Valbiotis a bondi de 7% après avoir annoncé la commercialisation en mai de son complément alimentaire anti-cholestérol. En revanche, Lacroix a plié de 6,9%. Les investisseurs ont sanctionné la teneur des comptes annuels mais aussi les perspectives formulées par le groupe nantais d’électronique fondé en 1936.
De l’autre côté de l’Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé en ordre dispersé, à des niveaux proches de l’équilibre, à l’image du Dow Jones (-0,11%) et du Nasdaq Composite (+0,23%). Le S&P500, baromètre de référence de l’appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a grappillé 0,11%.
Un point sur les autres classes d’actifs à risque: vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,0840$. Le baril de WTI, l’un des baromètres de l’appétit pour le risque sur les marchés financiers, s’échangeait autour de 85,20$.
A l’agenda ce jeudi, à suivre en priorité les données finales des PMI services en Zone Euro à 10h00, les PPI (prix à la production), toujours en Zone Euro à 11h00 et les traditionnelles inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage à 14h30.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
Grâce aux volumes sur franchissement, à l’extension haussière depuis mardi et à la fédération sectorielle, nous pouvons basculer les 8 000 points psychologiques en support, contre lequel à terme, un pullback (rejet graphique de confirmation) n’est pas exclu.
L’heure est dans l’immédiat à la respiration des cours. L’indice CAC a tracé, au contact de la bande de Bollinger supérieure, deux bougies où les points bas, le niveau d’ouverture et celui de clôture se confondent. Et ce avant d’entamer une lente décrue vers la partie basse d’un canal ascendant (en noir) sur le graphique journalier.
La séance de mardi 02 avril, par les volumes, la longueur du corps rouge de la bougie correspondante, a renforcé les 8 220 points comme niveau difficile à franchir.
A noter que sous les 8 000 se trouve un gap (22 février), dont le pouvoir d’attraction pourrait être amené à être testé.
PREVISION
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons identifiés, notre opinion est neutre sur l’indice CAC 40 à court terme.
On prendra soin de noter qu’un franchissement des 8220.00 points raviverait la tension à l’achat. Tandis qu’une rupture des 8000.00 points relancerait la pression vendeuse.
Graphique en données horaires

Graphique en données quotidiennes

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