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Décidément le retour à une normalisation de l’inflation n’est pas un chemin tranquille et linéaire, outre Atlantique. Revers de la médaille d’une économie très solide, et de tensions persistantes sur le front de l’emploi, les prix ont accéléré à la hausse en mars.
Les prix de détail sont ressortis au-dessus des attentes, à +0,4% en données mensuelles, hors alimentation et énergie. En rythme annuel, dans l’assiette de produits la plus large, les prix progressent de 3,5%, ce qui représente une franche accélération de l’inflation par rapport à février (+3,2%).
De quoi provoquer un échauffement supplémentaire des Treasuries 10 ans, les rendements des bons du Trésor américain à 10 ans, dépassant désormais les 4,50%, au plus haut depuis la mi-novembre. Et de quoi inciter les membres de la Réserve fédérale américaine (Fed) à ne pas se presser sur les baisses de taux directeurs. D’ailleurs, les investisseurs ne tablent plus que sur deux baisses de taux de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) pour l’année en cours, avec une probabilité de plus de 75%.
Sur le marché parisien, cela s’est traduit mercredi par une séance d’une grande nervosité, la CAC faisant même une incursion rapide sous le seuil psychologique des 8 000 points, avant de se reprendre pour terminer à l’équilibre à 8 045 points.
C’est dans ce contexte que les investisseurs vont aborder l’autre grand rendez-vous de la semaine, l’issue ce jeudi du Conseil des Gouverneurs de la Banque Centrale Européenne (BCE).
La question qui demeure est celle de la marge de manœuvre de Christine Lagarde, qui pourrait damer le pion à J Powell pour la première baisse des taux en juin, ne fût-ce que de quelques heures… La trajectoire des prix est en effet un peu plus confortable pour la patronne de la BCE. Cependant, « l’inflation des services dans la zone euro s’est avérée plus persistante que prévu et par rapport aux cycles de désinflation précédents », relativisent les stratégistes de Nomura, qui prévoient « une baisse de l’inflation des services cette année et l’année prochaine, mais [des] risques […] nettement orientés à la hausse. »
« La BCE s’est inquiétée du fait que l’inflation des services n’a pas diminué de manière significative. Nous prévoyons que la BCE commencera à réduire ses taux en juin et qu’elle le fera une fois par réunion cette année, mais le risque le plus important pour nos prévisions de taux est soit un début plus tardif du cycle de réduction, soit un ralentissement du rythme des réductions si ces risques à la hausse deviennent le scénario central. »
Côté valeurs, Edenred a souffert, perdant 4,2%, pénalisé par l’initiation de couverture de Jefferies à « sous-performance » qui est l’équivalent de vendre chez la banque. Le promoteur immobilier Kaufman & Broad gagne 6,3% après avoir fait état d’une hausse de 10% de ses réservations en volumes au premier trimestre, malgré un marché en berne.
De l’autre côté de l’Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé la séance de mercredi dans le rouge, à l’image du Dow Jones (-1,09%) ou du Nasdaq Compoiste (-0,84%). Le S&P500, baromètre de référence de l’appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, s’est contracté de 0,95% à 5 160 points.
Un point sur les autres classes d’actifs à risque: vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,0740$. Le baril de WTI, l’un des baromètres de l’appétit pour le risque sur les marchés financiers, s’échangeait autour de 85,70$.
A l’agenda ce jeudi, à suivre en priorité la décision de politique monétaire de la BCE à 14h15 et la conférence de presse de l’Institution à 14h45. Entre temps, à 14h30, on suivra les indices des prix à la production, et les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage outre Atlantique.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
Grâce aux volumes sur franchissement, à l’extension haussière depuis mardi et à la fédération sectorielle, nous pouvons basculer les 8 000 points psychologiques en support, contre lequel à terme, un pullback (rejet graphique de confirmation) n’est pas exclu.
L’heure est dans l’immédiat à la respiration des cours. L’indice CAC a tracé, au contact de la bande de Bollinger supérieure, deux bougies où les points bas, le niveau d’ouverture et celui de clôture se confondent. Et ce avant d’entamer une lente décrue vers la partie basse d’un canal ascendant (en noir) sur le graphique journalier.
La séance de mardi 02 avril, par les volumes, la longueur du corps rouge de la bougie correspondante, a renforcé les 8 220 points comme niveau difficile à franchir.
A noter que sous les 8 000 se trouve un gap (22 février), dont le pouvoir d’attraction pourrait être amené à être testé.
Dans l’immédiat, l’indice a eu la force de combler intégralement, et très rapidement, le gap baissier de vendredi, fossé de cotation qui n’apparait désormais plus comme une cicatrice.
PREVISION
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnées, notre avis est négatif sur l’indice CAC 40 à court terme.
Ce scénario baissier est valable tant que l’indice CAC 40 cote en dessous de la résistance à 8120.00 points.
Graphique en données horaires

Graphique en données quotidiennes

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