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Le marché parisien est resté longtemps circonspect après la publication des prix PCE (personal consumption expenditures), ce baromètre préféré de la Fed dans son appréciation de l’inflation. Ce point d’orgue statistique de la semaine est ressorti jeudi en ligne avec les attentes, corroborant l’idée d’un léger sursaut de l’inflation, s’inscrivant dans une dynamique de fond de retour à la « normale ». En tous cas, l’objectif avoué des 2% n’est clairement pas un chemin rectiligne, et la Fed devra faire preuve de patience.
Ces prix ont donc progressé en rythme mensuel de 0,4% en janvier, contre 0,2% en décembre.
« Le niveau de 2% à atteindre est compliqué et incertain » pour Emmanuel Auboyneau, associé Amplegest. « Outre une remontée possible des matières premières dopées par la croissance économique, ce sont surtout les salaires qui sont la variable clé. Après une accalmie de plusieurs mois, ceux-ci ont récemment repris le chemin de la hausse, ce qui est cohérent avec la force du marché de l’emploi. Par ailleurs, les loyers qui constituent 30% de l’indice des prix se sont stabilisés mais restent sujets au manque structurel de logements aux Etats-Unis ».
L’outil FedWatch du CME chiffre à 25,8% les probabilités de baisse des taux le 1er mai à l’issue du FOMC.
M Auboyneau reste convaincu « que 2024 sera l’année du début de la baisse des taux, mais d’une façon modérée et à partir seulement du deuxième semestre. »
Côté valeurs, ce sont surtout les groupes hors CAC 40 qui ont marqué la séance, avec de très nombreuses punitions boursières. Air France-KLM a abandonné 8,6% après avoir publié des résultats inférieurs aux attentes au titre du quatrième trimestre, souffrant de la comparaison avec son concurrent britannique IAG qui a au contraire livré une copie meilleure qu’attendu, selon UBS. SMCP a chuté de 9,8% après avoir livré ses résultats pour l’exercice 2023 mais sans communiquer d’objectif en 2024. Nexity a plongé de 20% alors que la société a vu ses résultats 2023 être durement touchés par la crise de l’immobilier résidentiel. Euroapi s’est effondré de 43,3% après avoir livré des perspectives très inférieures aux attentes, en raison d’une baisse attendue des ventes à son ancienne maison-mère Sanofi.
De l’autre côté de l’Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé dans le vert, timidement pour le Dow Jones (+0,12%) et plus franchement pour le Nasdaq Composite (+0,90%). Le S&P500, baromètre de référence de l’appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a gagné 0,52% à 5 096 points.
Un point sur les autres classes d’actifs à risque: vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,0810$. Le baril de WTI, l’un des baromètres de l’appétit pour le risque sur les marchés financiers, s’échangeait autour de 78,90$.
A l’agenda ce vendredi, à suivre les PMI industriels en Zone Euro en données finales pour février à 10h00, les données finales des IPC en Zone Euro pour février à 11h00 et outre Atlantique, l’ISM manufacturier et la confiance du consommateur (U-Mich) à 16h00.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
L’indice a franchi sur gap les 7 700 points et s’engage dans une zone de navigation inexplorée entre 7 700 et le seuil symbolique des 8 000 points. L’oscillatoire RSI (indice de force relative) se redresse, laissant augurer une ultime poussée haussière avant consolidation décomposable en plusieurs jambes. On surveillera avec attention la formation éventuelle d’un gap d’essoufflement ou d’épuisement, dans les prochaines séances, au-delà des 8 000 points psychologiques. A terme, une respiration en direction de la courbe de tendance orange (mm50j) est l’option privilégiée.
PREVISION
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons identifiés, notre opinion est neutre sur l’indice CAC 40 à court terme.
On prendra soin de noter qu’un franchissement des 8000.00 points raviverait la tension à l’achat. Tandis qu’une rupture des 7700.00 points relancerait la pression vendeuse.
Graphique en données horaires

Graphique en données quotidiennes

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