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Le marché aura finalement bien digéré les chiffres sur l’emploi américain (NFP) publiés vendredi, chiffres qui par leur fermeté ont pesé sur les rendements des obligations souveraines américaines.
Pour rappel, si les salaires horaires moyens, à +0,3%, ne se sont cette fois-ci pas éloignés de la cible, les créations de postes dans le secteur privés hors agriculture en mars se sont chiffrées à plus de 300 000, explosant la cible à 212 000 (275 000 créations en février). Enfin, le taux de chômage, attendu stable à 3,9%, est ressorti en baisse à 3,8% de la population active. De quoi apporter de l’eau aux moulins des cadres de la Fed les plus prudents.
« Pour la Fed, ces données montrent qu’il n’y a pas d’urgence à baisser les taux, et que le risque de taux plus élevés plus longtemps augmente », pointent les économistes de LBPAM.
« Cela dit, le marché intègre déjà bien ce risque, puisqu’il intègre désormais seulement une chance sur deux pour une première baisse de taux de la Fed en juin, et 61 points de base (soit 0,61 point de pourcentage, NDLR) de baisses de taux d’ici la fin de l’année. Cela limite un peu les risques pour les actifs risqués, du moins tant que les perspectives de baisse de taux, tôt ou tard, restent en place », nuancent -ils.
Le CAC a finalement gagné 0,72% à 8 119 points hier, se tassant légèrement après avoir comblé intégralement le gap baissier de vendredi, fossé de cotation qui n’apparait désormais plus comme une cicatrice.
Les regards sont déjà tournés vers l’issue d’un nouveau Conseil des Gouverneurs de la BCE jeudi. Si un statu quo sur les taux proprement dits est un scénario quasiment acquis, les éléments de langage qui seront utilisés en conférence de presse seront l’occasion d’affiner le calendrier estimé de baisse des taux.
« L’inflation poursuit son reflux. L’indice des prix à la consommation harmonisé hors éléments volatils a chuté pour la première fois en deux ans sous le seuil symbolique de 3%, à 2,95% en mars sur un an. C’est en-dessous de la prévision des économistes de la banque centrale C’est donc très encourageant », relève Christopher Dembik, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM . « Dans la plupart des pays membres de l’Union, le processus de désinflation se poursuit à un rythme soutenu. »
La trajectoire de normalisation de l’inflation montre en effet des signes plus rassurants de ce côté-ci de l’Atlantique en tous cas. « Deux autres chiffres cruciaux sur l’inflation sont attendus entre la réunion d’avril de la semaine prochaine et la décision ultérieure de la BCE au début du mois de juin. Nous devrons probablement constater un certain relâchement dans ces chiffres – en particulier en ce qui concerne l’inflation des services – pour que la BCE soit confiante quant à une réduction des taux en juin », anticipent les stratégistes de Nomura.
Chiffres
Les opérateurs ont pris connaissance lundi de l’indice Sentix de confiance des investisseurs en Zone Euro, qui remonte à -5,9 ce mois-ci, largement au-dessus des attentes.
Rien à se mettre sous la dent côté statistiques macroéconomiques américaines ce lundi. Il faudra attendre mercredi pour voir l’agenda se densifier réellement avec les fameux CPI (indice des prix à la consommation). Ils sont attendus en hausse de 3,4% en rythme annuel, pour le panier de produits le plus large.
Côté valeurs, Atos a bondi de 18,9%, alors qu’un fonds d’investissement a apporté son soutien au plan de sauvetage de la société Onepoint, qui détient 11% d’Atos. Believe a plongé de 9,2% après que Warner Music a annoncé qu’il ne ferait finalement pas d’offre publique d’achat (OPA) sur le spécialiste de la musique en ligne. Nexans a bondi de 3%, profitant d’une note de HSBC qui a relevé de 97 à 105 euros son objectif de cours tout en restant à l’achat sur le titre du fabricant de câbles.
De l’autre côté de l’Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé la séance de lundi à des niveaux très proche de l’équilibre parfaite, entre -0,04% et +0,03% pour le S&P500, le Dow Jones et le Nasdaq Composite.
Un point sur les autres classes d’actifs à risque: vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,0860$. Le baril de WTI, l’un des baromètres de l’appétit pour le risque sur les marchés financiers, s’échangeait autour de 85,80$.
A l’agenda ce mardi, à suivre en priorité les chiffres de la balance commerciale française à 08h45, ainsi que l’indice NFIP des petites entreprises américaines.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
Grâce aux volumes sur franchissement, à l’extension haussière depuis mardi et à la fédération sectorielle, nous pouvons basculer les 8 000 points psychologiques en support, contre lequel à terme, un pullback (rejet graphique de confirmation) n’est pas exclu.
L’heure est dans l’immédiat à la respiration des cours. L’indice CAC a tracé, au contact de la bande de Bollinger supérieure, deux bougies où les points bas, le niveau d’ouverture et celui de clôture se confondent. Et ce avant d’entamer une lente décrue vers la partie basse d’un canal ascendant (en noir) sur le graphique journalier.
La séance de mardi 02 avril, par les volumes, la longueur du corps rouge de la bougie correspondante, a renforcé les 8 220 points comme niveau difficile à franchir.
A noter que sous les 8 000 se trouve un gap (22 février), dont le pouvoir d’attraction pourrait être amené à être testé.
Dans l’immédiat, l’indice a eu la force de combler intégralement, et très rapidement, le gap baissier de vendredi, fossé de cotation qui n’apparait désormais plus comme une cicatrice.
PREVISION
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnées, notre avis est négatif sur l’indice CAC 40 à court terme.
Ce scénario baissier est valable tant que l’indice CAC 40 cote en dessous de la résistance à 8220.00 points.
Graphique en données horaires

Graphique en données quotidiennes

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