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Invité sur BFMTV, le ministre de la Transition écologique estime que le gouvernement pourrait aller plus loin dans les dispositions concernant le travail durant les fortes chaleurs.
Adapter les journées de travail aux températures estivales extrêmes. Si le Code du Travail ne prévoit pas de disposition spécifique en la matière, le gouvernement n’écarte pas cette possibilité.
Alors que la France suffoque sous la canicule avec 19 départements en vigilance rouge ce mercredi, le ministre de la Transition écologique Chrisophe Béchu a ouvert la porte à une prise en compte accrue de ces conditions climatiques dans le cadre du travail.
« Pour les entreprises, on se préoccupe d’abord des personnes qui travaillent à l’extérieur, a-t-il indiqué ce mardi sur BFMTV. Il y a parfois certaines normes qui entrent en contradiction, vous ne pouvez pas faire du bruit trop tôt. Mais si on veut éviter de travailler à des horaires [où la température est trop élevée], on a intérêt à décaler; avec des débuts de chantier qui peuvent se faire beaucoup plus tôt le matin. »
Une proposition de loi à l’Assemblée
Certains pays comme l’Allemagne ont déjà des dispositions législatives ainsi que des fonds d’indemnisation pour les chantiers arrêtés pour cause de forte chaleur. Ce qui n’est pas le cas en France où le Code du travail oblige simplement les employeurs à ventiler les locaux intérieurs et autorise les salariés à faire valoir leur droit de retrait en cas de danger grave et imminent pour leur vie ou leur santé. Mais rien de spécifiquement lié aux fortes chaleur.
« Quand on atteint certains niveaux de température comme ceux qu’on atteint, la logique qu’il y a à regarder si on ne va pas aller vers des journées réduites elle existe », avant le ministre qui rappelle qu’un guide de gestion des vagues de chaleur.
Concernant l’activité professionnelle, ce guide préconise notamment de réduire le temps d’exposition au soleil, de privilégier le travail d’équipe et encourage l’employeur à faire arrêter le travail s’il considère que ses salariés sont en danger.
Certains députés souhaitent néanmoins aller plus loin et proposent des dispositions législatives plus contraignantes pour les entreprises. Hadrien Clouet, député LFI de Haute-Garonne a déposé une proposition de loi avec Mathilde Panot et Caroline Fiat le 20 juillet afin d' »adapter le Code du travail aux conséquences du réchauffement climatique. »
Selon ces élus, sans disposition contraignante pour les entreprises, le risque c’est que certains employeurs rechignent à arrêter leur chantier ou adapter leurs horaires par crainte de concurrents moins soucieux de leurs salariés.

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