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(BFM Bourse) – Le constructeur automobile américain a dépassé les attentes et livré des perspectives encourageantes. Ce qui permet à son action de progresser à Wall Street
Si Tesla n’en finit plus de chuter en Bourse, les bons vieux constructeurs automobiles de Detroit sont eux en forme. General Motors avait déjà séduit les investisseurs la semaine dernière avec ses comptes trimestriels.
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Ce mercredi c’est au tour de Ford de cocher les bonnes cases à Wall Street, le constructeur américain progressant de plus de 1,6% en début de séance, après avoir pris plus de 7% juste après l’ouverture du marché américain. Ce qui entraîne d’ailleurs dans son sillage les groupes européens du même secteur: Stellantis prend 1%, Renault 2,1% et Volkswagen 1,5%.
Le groupe a délivré des résultats supérieurs aux attentes au titre du quatrième trimestre. Les revenus ont progressé d’environ 4%, à 46 milliards de dollars. Les seuls revenus tirés des activités automobiles se sont inscrits à 43,3 milliards de dollars.
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Réductions de coûts
Le bénéfice par action, donnée très suivie à Wall Street, s’est établi à 29 centimes, plombé par des éléments exceptionnels. Le résultat opérationnel ajusté s’est établi à 1,1 milliard de dollars.
Selon un consensus LSEG cité par CNBC, les analystes attendaient en moyenne un bénéfice par action de seulement 14 cents et des revenus dans l’automobile de 40,12 milliards de dollars.
Pour 2024, Ford a indiqué tabler sur un bénéfice opérationnel ajusté situé entre 10 et 12 milliards de dollars (contre 10,4 milliards en 2023) et un flux de trésorerie compris entre 6 et 7 milliards de dollars, contre 6,8 milliards en 2023.
D’après CNBC les analystes étaient moins optimistes que le groupe et tablaient plutôt sur un bénéfice opérationnel ajusté allant de 9 milliards à 11 milliards de dollars pour 2024. Les prévisions de Ford se basent sur des volumes stables ou légèrement en hausse en 2024 aux États-Unis pour l’ensemble du secteur automobile, avec des prix globalement plus bas.
« Dans l’ensemble de notre système industriel mondial, nous avons identifié et nous allons débloquer 2 milliards de dollars de réductions de coûts, dans des domaines tels que les matériaux, le fret et la fabrication – et nous ne faisons que commencer », a par ailleurs affirmé le directeur des opérations du groupe, Kumar Galhotra, cité dans un communiqué.
Lourdes pertes dans l’électrique
« C’était une année solide, mais je veux être très clair », a de son côté prévenu le directeur général, Jim Farley, s’exprimant devant les analystes. « Nous sommes loin de notre potentiel de bénéfices pour Ford. Et nous sommes vraiment bien positionnés cette année pour la croissance et la rentabilité, tout comme les revenus », a-t-il clamé.
A l’heure où les doutes sur la croissance et la rentabilité des véhicules électriques se font insistants, le dirigeant a assuré que le groupe maîtriserait ses dépenses en la matière. « Toutes nos équipes EV (véhicules électriques) se concentrent impitoyablement sur le coût et l’efficacité de nos produits EV, car la concurrence ultime sera Tesla et les équipementiers chinois », a-t-il affirmé
« Ce pari et toutes les mesures de redimensionnement du capital et même les retards de certains de nos produits, compte tenu des réalités du marché, nous permettent de mieux équilibrer la croissance, les bénéfices et les retours sur investissement », a-t-il poursuivi.
En 2023, la division électrique de Ford appelée « Ford Model e » a essuyé une perte opérationnelle de 4,7 milliards de dollars, contre des bénéfices de plus de 7 milliards de dollars chacune pour Ford Blue (véhicules à combustion thermique) et Ford Pro (utilitaires).
Pour donner des signaux tangibles de confiance à ses actionnaires, Ford a d’ailleurs annoncé un dividende exceptionnel, de 18 centimes par action, en plus du dividende ordinaire de 15 centimes par titre.
Julien Marion – ©2024 BFM Bourse
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